Affaire Grégory : une enquête hors normes

France 2 revient sur l'affaire Grégory qui dure depuis 32 ans, un dossier inédit dans les annales judiciaires françaises. Quelles sont les certitudes et les zones d'ombre aujourd'hui ?

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Dans l'affaire Grégory, 24 heures après la mise en examen et l'incarcération de Marcel et Jacqueline Jacob, les enquêteurs ont déjà des certitudes. Dès le début, les investigations pointent du doigt les membres de la famille. L'assassin se cacherait parmi eux. Dès les premières heures de l'affaire, ce gendarme a travaillé sur le dossier. Pour lui, le mobile est clair : se venger de la réussite du père de Grégory. "Grégory n'est pas enlevé pour une question d'ordre sexuel, d'argent, de maltraitance, non, il est vraiment enlevé parce qu'il est le meilleur moyen de faire souffrir son père", estime le colonel Étienne Sesmat, capitaine de gendarmerie. Appels téléphoniques et lettres anonymes menaçantes, dès le début, les enquêteurs savent qu'il y a deux corbeaux, un homme et une femme.

Des zones d'ombre demeurent

De nouvelles expertises d'écriture désignent désormais Jacqueline Jacob comme l'auteure de certaines lettres. Les enquêteurs ont aussi utilisé une nouvelle méthode d'analyse criminelle, AnaCrim. Elle permet de retracer minutieusement l'emploi du temps de tous les protagonistes au moment du crime. Les résultats désigneraient le grand-oncle et la grand-tante de Grégory comme liés à l'enlèvement. Mais des zones d'ombre demeurent pour les avocats du couple. Ils dénoncent des conclusions sans preuves matérielles et des expertises contestables.

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Photo non datée du petit Grégory Villemin, retrouvé noyé le 16 octobre 1984 alors qu'il avait 4 ans, pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges). (AFP)