Aéroport de Roissy : de faux engins explosifs sèment la panique chez FedEx

Les explosifs factices, destinés à des exercices de sécurité, ont été découverts par accident par des salariés de la société de livraison, vendredi.

Des avions FedEx sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), le 9 septembre 2009.
Des avions FedEx sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), le 9 septembre 2009. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)
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De faux engins explosifs ont été découverts par des salariés de FedEx, vendredi 22 janvier, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Les explosifs factices étaient destinés à des exercices de sécurité aux Etats-Unis, rapporte l'AFP, jeudi 28 janvier.

Des salariés de la compagnie américaine de transport traitaient un fret en provenance des Etats-Unis et à destination de la Tunisie, vendredi vers 22 heures, lorsqu'un des colis s'est éventré. A l'intérieur, une cocotte-minute remplie de vis et de boulons.

Les salariés de FedEx exercent leur droit de retrait

Les salariés se sont alors rendu compte qu'un conteneur transportait d'autres dispositifs similaires, accompagnés de ce qui semblait être des détonateurs, selon Frédéric Petit, représentant CGT du personnel de la compagnie. Les colis, inspectés aux rayons X et par des chiens spécialisés dans la détection d'explosifs, se sont avérés sans danger.

"Les colis étaient en réalité des leurres en partance pour l'ambassade des Etats-Unis à Tunis et destinés à des exercices d'entraînement, a indiqué une source de sécurité aéroportuaire. Ce genre de transit n'est pas courant. C'est simplement la première fois qu'un des colis s'ouvre."

Les salariés de FedEx, furieux de ne pas avoir été mis au courant, souhaitent demander des comptes à la direction ainsi qu'à la maison mère. "C'est irresponsable, a jugé Frédéric Petit. Surtout en plein état d'urgence." Les employés ont décidé d'exercer leur droit de retrait et demandent l'interdiction de ce genre de transits en France, du fait de la situation sécuritaire du pays.