Adolescent français enlevé à Madagascar : "C'est un kidnapping sous rançon, c'est une pratique qui arrive assez régulièrement"

Jean-Denis Boudot, du Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar, a rapporté en détail, mardi sur franceinfo, le déroulement de l'enlèvement d'un lycée de 16 ans devant le lycée français à Antananarivo (Madagascar).

L\'île de Madagascar se situe à l\'est du continent africain.
L'île de Madagascar se situe à l'est du continent africain. (KATERYNA KON/SCIENCE PHOTO LIBRA / KKO)
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Un adolescent français, âgé de 16 ans, a été enlevé tôt dans la matinée du mardi 11 avril par un groupe de six hommes cagoulés et armés de fusils d'assaut à Madagascar, a rapporté la police locale, mercredi 12 avril. Le rapt a eu lieu devant le lycée français de la capitale malgache, Antananarivo. "Il a été enlevé au moment où il s'apprêtait à prendre le bus scolaire", a expliqué Jean-Denis Boudot, du CFIOM, le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar, mercredi soir sur franceinfo.

Le lycéen, d'origine indo-pakistanaise (karana en malgache), est scolarisé en 1re au lycée français d'Antananarivo. Le kidnapping a eu lieu "devant d'autres élèves qui se trouvaient à l'intérieur du bus. Ces derniers ont été les témoins de la scène et ils sont sous le choc", a détaillé Jean-Denis Boudot.

Les policiers ne sont pas intervenus

Jean-Denis Boudot s'est insurgé contre l'attitude des policiers. Ils "étaient à proximité des lieux et ne sont pas intervenus". Les motivations des ravisseurs sont des motifs crapuleux. "C'est un kidnapping sous rançon, malheureusement c'est une pratique qui arrive assez régulièrement à Madagascar. En général, ces enlèvements touchent des adultes. L'aspect particulier, et surtout aggravant de ce qui s'est passé, est qu'il s'agit d'un mineur", a décrypté Jean-Denis Boudot.

Ce rapt suscite une vive émotion parmi la population locale. Un grand rassemblement de soutien est prévu, jeudi 13 avril, à 12h30, devant le lycée français à l'initiative des associations de parents d'élèves. 300 à 400 personnes sont attendues.

"Il a été enlevé au moment où il s'apprêtait à prendre le bus scolaire", Jean-Denis Boudot
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