Adan, lycéen frappé par un policier : "J'étais déjà au sol"

France Info a recueilli le témoignage d'Adan, l'adolescent violenté jeudi matin par un agent de police devant le lycée Henri-Bergson, à Paris. Le jeune homme, qui avait pris part aux manifestations contre le projet de loi travail, a reçu un coup de poing. La police des polices a été saisie.

(Un policier frappe violemment un lycéen en marge de la manifestation contre la Loi travail à Paris © capture d'écran CR12C Youtube)
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Il envisage de déposer plainte contre le policier qui l'a agressé. Adan, 15 ans, a été frappé jeudi matin devant son lycée Henri-Bergson, dans le 19ème arrondissement de Paris, alors qu'il manifestait contre le projet de loi travail.  Il a témoigné sur France Info.

 

Témoignage d'Adan, lycéen frappé jeudi par un policier à Paris : "On m'a frappé pour rien du tout"
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"Il m'a dit 'Lève-toi, lève-toi' [...] et il m'a mis un poing, je l'ai senti passé." Des oeufs et de la farine, voilà ce que vient de jeter Adan en direction des policiers, lorsque les choses dégénèrent. "Ils ont commencé à nous courir après. Je me suis arrêté. Il y en a un (qui) m'a foncé dessus, il m'a frappé à terre." La suite de la scène a été filmée. Dans la vidéo, on le voit être relevé puis recevoir un coup de poing de la part d'un policier. Il tombe alors à nouveau au sol, lourdement.

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Sonné, Adan entend alors le policier : "Il m'a dit 'C'est pas fini, tu verras au commissariat', mais après ce n'était plus lui qui s'occupait de moi. " Dans les locaux de la police, on lui propose de se laver le nez ensanglanté avant de le laisser repartir, sans appeler de médecin ou joindre sa famille. C'est l'IGPN, la police des polices, qui prendra contact avec les parents d'Adan, plusieurs heures plus tard. 

Le jeune homme a désormais rendez-vous pour faire constater et soigner ses blessures. Au micro de France Info, il explique ressentir des douleurs dans tout le haut du corps. "J'ai un sentiment d'injustice. On m'a frappé pour rien du tout." Deux enquêtes ont été ouvertes : l'une par l'IGPN, l'autre par le parquet.