Germanwings : le BEA confirme le crash volontaire et prône un meilleur contrôle médical des pilotes

Près d'un an après la catastrophe de Germanwings, les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyses ont rendu leur rapport sur le crash qui a fait 150 morts.

Les enquêteurs et les gendarmes s'affairent, le 26 mars, au milieu des débris de l'airbus A320 de la Germanwings, écrasé deux jours plus tôt dans les Alpes par son copilote Andreas Lubitz.
Les enquêteurs et les gendarmes s'affairent, le 26 mars, au milieu des débris de l'airbus A320 de la Germanwings, écrasé deux jours plus tôt dans les Alpes par son copilote Andreas Lubitz. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

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Près d'un an après la catastrophe de Germanwings, les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyses ont rendu leur rapport, dimanche 13 mars, sur le crash qui a fait 150 morts et soulevé des questions de sécurité inédites. Le BEA confirme dans ce document le scénario du crash volontaire perpétré par le co-pilote, Andreas Lubitz.

Le 24 mars 2015, le copilote allemand du vol GWI18G Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, filiale low cost de la compagnie allemande Lufthansa, avait profité de l'absence provisoire du pilote dans la cabine pour engager la descente de l'Airbus une demi-heure après le décollage. L'appareil, qui transportait 144 passagers et les six membres de l'équipage, s'était écrasé au bout de dix minutes dans le sud des Alpes françaises.

Des symptômes de dépression depuis fin 2014

Le dossier médical d'Andreas Lubitz a fait apparaître que ce jeune Allemand de 28 ans souffrait de dépression, mais les "restrictions spéciales" qui lui étaient imposées ne lui interdisaient pas de piloter un avion de ligne. Les experts du BEA se sont ainsi prononcés pour un renforcement du contrôle médical des pilotes "en particulier pour des problèmes psychologiques ou psychiatriques".

Le rapport révèle également qu'un médecin privé avait recommandé un traitement en hôpital psychiatrique à Andreas Lubitz, deux semaines avant le crash. Le BEA explique ainsi que le pilote allemand avait commencé à montrer des symptômes de dépression psychotique en décembre 2014, ce qui l'a poussé à consulter plusieurs médecins. Mais aucun d'entre eux n'a alerté les autorités aéronautiques ou l'employeur de ce patient. Du coup, le rapport prône la rupture du secret médical en cas de problèmes psychologiques détectées chez un pilote.