Des sommes modiques comparé au prix du billet d'avion qui dépasse souvent plusieurs centaines d'euros.

Et a propos d'aviation, l'aéroport fantôme de Ciudad Real, a Madrid, est mis vente. Le site privé, baptisé "aéroport Central", a coûté un milliard d'euros et n'a plus accueilli de vol commercial depuis 2 ans.

L'aéroport de Ciudad Real presque à l'abandon. Seule présence humaine : des gardiens qui patrouillent au milieu de la piste d'atterrissage. Tout est là pourtant: la tour de contrôle, le terminal inauguré il y a 5 ans à peine, le tout mis aux enchères à 100 millions d'euros. Alors qu'il a coûté 500 millions d'euros.

La piste se termine à 400 m du village. Ici, on est à peine à un kilomètre.

Pour le maire, c'est la fin d'un rêve. Quand le projet de l'aéroport se profile au début des années 2000, il pense avoir trouvé la solution pour son petit village a l'abandon.

Balesteros est en danger, il y a une menace d'extinction, les gens sont de plus en plus âgés et il y a très peu de naissances. C'était merveilleux pour nous d'avoir cet aéroport.

Au départ, tout semblait parfait comme sur cette vidéo promotionnelle. La piste d'atterrissage présentée comme la plus longue d'Europe, la 1e conçue pour accueillir l'A380. L'idée est de désengorger l'aéroport de Madrid, à 200 km plus au nord. Des rêves plein la tête et des emplois par dizaines de milliers. Mais le terminal reste désespérement vide depuis 2008. Au lieu des 2,5 millions passagers, il n'y en aura que 54.000 en 2009. L'aéroport ferme ses portes il y a un an. Le symbole de ce gâchis c'est cette passerelle, qui en son extrémité tombe dans le vide. Elle devait relier le terminal à une gare TGV qui n'a jamais été édifiée faute d'argent. Et le TGV ne s'arrête pas: il manquait 80 millions d'euros. Une des nombreuses absurdités de ce projet pour Miguel Ramirez, opposant historique de cet aéroport.

2000 places de parking, tout est vide.

L'aéroport ne correspond selon lui à aucune demande. Trop loin de Madrid, dans une région sans attrait touristique. Un projet symbole de cette folie des grandeurs de l'Espagne qui dans les années 2000 construit sans réfléchir.

L'important était de créer une attente, pendant 4 ans il y avait des bus gratuits tous les jours pour relier les 2 villes les plus proches de l'aéroport pour voir les travaux. Mais ils étaient vides.

On retrouve le maire pour la visite de sa pépinière d'entreprises. Seuls restent quelques ordinateurs et une vingtaine de salles vides.

On s'en sert de débarras pour mettre les cartons.

Le maire n'abandonne pas complètement son rêve. Lui et tant d'autres s'accrochent à cette idée que l'aéroport soit racheté et revive. Les enchères sont ouvertes jusqu'au 27 décembre.

LE JT
JT de 20h du jeudi 12 décembre 2013 40:00
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