Élections sénatoriales : les marcheurs en colère ne voient pas le renouvellement promis par Emmanuel Macron

La nouvelle liste de candidats de la République en Marche au Sénat ne plaît pas à certains adhérents du parti présidentiel. Le collectif des marcheurs en colère dénonce un manque de renouvellement. 

L\'hémicycle du Palais du Luxembourg, l\'antre du Sénat.
L'hémicycle du Palais du Luxembourg, l'antre du Sénat. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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Julie Marie-LeconteRadio France

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La République en Marche, le parti fondé par Emmanuel Macron, présente une nouvelle liste de candidats aux élections sénatoriales. Parmi les investis, on trouve par exemple, le cas du sénateur sortant du Pas-de-Calais, Jean-Marie Vanlerenberghe, âgé de 78 ans, et en place depuis une quinzaine d'années. Il a d'ailleurs autrefois embauché sa fille comme assistante parlementaire. Le collectif des marcheurs en colère dénonce ce choix, qui à ses yeux "trahit le principe de renouvellement et d'éthique porté durant l'élection présidentielle". 

Les Sénateurs sont élus par les grands électeurs. Cela suppose d'avoir un certain ancrage dans les territoires

Raphaël Gérard, député LREM

à franceinfo

En juin dernier, la République en Marche prônait le renouvellement politique. Aux élections législatives, le parti se vantait même d'avoir les trois-quarts de ses candidats sans aucun mandat politique, et très peu de députés sortants. Mais, dans le premier échantillon des investis aux sénatoriales, 20% des candidats sont sénateurs sortants et plus de la moitié sont élus locaux. Raphael Gérard, député de la 4ème circonscription de la Charente-Maritime, se veut pragmatique : "Les sénateurs sont élus par les grands électeurs. Cela suppose d'avoir un certain ancrage dans les territoires, différent de celui qu'on a porté durant les élections légilsatives".

Encore trop peu de femmes candidates

Le coup de jeune ne sera donc probablement pas le même au Sénat qu'à l'assemblée. La première liste comporte surtout des quinquagénaires et des sexagénaires, sans oublier quatre candidats de 70 ans ou plus. "Il ne faut pas non plus croire qu'après un certain âge, on aurait atteint une péremption, précise Olivier Vérand, député En Marche de 37 ans. Il faut de tout. On peut comprendre qu'il y a de la déception ou un peu de rancoeur mais il faut penser à l'intérêt collectif. L'objectif, c'est d'avoir un groupe suffisant au Sénat".

La République en Marche va également devoir mettre un coup de collier pour féminiser le Sénat. Pour l’instant, elle n’a trouvé que dix femmes à présenter aux sénatoriales. Pour 170 sièges à renouveler, elle n'a publié pour l'instant que 34 noms.

La République en Marche à la conquête du Sénat, mais la liste de candidats fait grincer des dents

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