Régionales : cinq cartes pour comprendre les résultats du second tour

Qui est arrivé en tête dans votre commune ? Où le FN a-t-il le plus progressé ? Francetv info vous résume ce qu'il faut retenir de ce second tour à travers cinq cartes.

(FRANCETV INFO)
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Sept régions à droite, cinq à gauche et aucune dans l'escarcelle du Front national. C'est la nouvelle répartition politique en métropole, lundi 14 décembre, au lendemain du second tour des élections régionales. Mais quelle région aurait pu gagner le FN avant la réforme territoriale ? Où l'électorat de droite s'est-il le plus mobilisé ? Francetv info vous propose de revenir sur les grands enseignements de ce scrutin à travers cinq cartes.

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Qui est arrivé en tête dans votre région ?

Après un dépouillement parfois très serré, la droite obtient finalement sept régions. Xavier Bertrand remporte le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, après le désistement du candidat socialiste Pierre de Saintignon. Même schéma en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Christian Estrosi, le candidat des Républicains, profite du retrait du PS et gagne la région dans son duel face à la tête de liste FN Marion Maréchal-Le-Pen. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, malgré le maintien de Jean-Pierre Masseret à gauche, le candidat de droite, Philippe Richert, gagne la région.

Au terme d'un long suspense, la droite s'est finalement démarquée en Normandie et en Ile-de-France. Hervé Morin et Valérie Pécresse remportent l'élection. Autres succès du camp des Républicains alliés au centre : la région Rhône-Alpes-Auvergne, avec Laurent Wauquiez, et les Pays de la Loire, avec Bruno Retailleau.

Qui est arrivé en tête dans votre commune ?

Francetv info vous propose de visualiser, commune par commune, la force politique arrivée en tête au second tour des élections régionales.

Où le FN a-t-il le plus progressé entre les deux tours ?

En tête dans six régions après le premier tour, le FN n'en a finalement obtenu aucune. Néanmoins, le parti de Marine Le Pen a réalisé un score historique en totalisant 6,8 millions de voix, battant son record du premier tour de la présidentielle de 2012 (6,42 millions). Le Front national triple ainsi son nombre de sièges de conseillers régionaux entre 2010 et 2015. Le parti passe de 118 à 358 sièges.

Par ailleurs, le FN progresse dans certaines régions, comme en Bourgogne-Franche-Comté et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Néanmoins, le vote Front national recule en Ile-de-France et en Corse.

Sans la réforme territoriale, quelle région aurait pu gagner le FN ?

Francetv info a voulu savoir quels auraient été les résultats sans la fusion des régions. Résultat : si la réforme territoriale n'avait pas eu lieu, le FN aurait gagné la région Languedoc-Roussillon. Louis Aliot a obtenu dans cette région 40,42% des suffrages. La gauche aurait été en mesure de conserver huit des 22 anciennes régions de France métropolitaine, quand la droite aurait pu l'emporter dans 12 autres.

Où l'électorat de droite s'est-il le plus mobilisé ?

La droite bénéficie du retrait des candidats PS dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand obtient 57,77% des voix devant Marine Le Pen, à 42,23%. En Paca, Christian Estrosi remporte 54,78% des suffrages devant Marion Maréchal-Le-Pen, à 45,22%.

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret s'est maintenu à la tête d'une liste divers gauche. Mais le PS lui a retiré son investiture et Manuel Valls a appelé à voter pour le candidat de droite, Philippe Richert. On observe dans cette région une forte mobilisation pour le candidat des Républicains, particulièrement en Alsace, dont Philippe Richert était le président sortant.