INFOGRAPHIE. Plus à droite, mais pas plus jeunes : qui sont les nouveaux conseillers régionaux ?

Dimanche 13 décembre, la droite a remporté les élections régionales. La gauche obtient elle cinq majorités. Et si le FN ne remporte aucune présidence, il renforce sa présence dans l'opposition. Résultat : le paysage politique est bouleversé dans les conseils régionaux. Francetv dresse le portrait-robot des nouveaux élus.

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Mathieu DehlingerPascale BoudevilleFrance Télévisions

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Ils étaient 21 546 sur la ligne de départ, pour seulement 1 910 sièges à pourvoir, en métropole et en outre-mer. Les Français ont voté, les dimanches 6 et 13 décembre, pour désigner leurs nouveaux conseillers régionaux et territoriaux. Francetv info dresse, à partir des données du ministère de l'Intérieur, le portrait de ces nouveaux élus.

Un virage à droite

Le paysage politique des conseils régionaux est bouleversé après ces élections. Terminée la domination de la gauche, qui représentait près de 63,8% des élus des précédents conseils régionaux, contre seulement 35,4% aujourd'hui. A présent, c'est la droite qui domine, avec 42,8% des sièges au soir du second tour.

Mais le grand bouleversement est en réalité à chercher à l'extrême droite de la classe politique : avec 358 conseillers régionaux, le Front national triple son nombre d'élus et dépasse désormais le Parti socialiste.

La parité… sur le papier

Officiellement, ces élections régionales respectaient la parité : chaque liste devait être composée alternativement d'un homme et d'une femme. Oui mais voilà, les nouveaux hémicycles seront majoritairement masculins, avec 52,2% d'hommes et seulement 47,8% de femmes.

Pourquoi cette légère disparité ? Comme l'a montré francetv info, les femmes étaient rarement têtes de liste. Plutôt cantonnées aux seconds rôles, cela les désavantage mécaniquement au soir des élections.

Les quinquagénaires toujours au pouvoir

Ne vous attendez pas à des assemblées rajeunies. La moyenne d'âge des nouveaux conseillers régionaux n'évolue pas : 50 ans. Le plus jeune élu se nomme Ludovic Perney. Cet étudiant de 20 ans, issu des Républicains, se présentait dans les Bouches-du-Rhône : il siégera donc en Paca, au côté de son aîné Christian Estrosi. 

Le doyen, lui, vient de l'île de Beauté. René Cordoliani, médecin de 81 ans, s'installera sur les bancs de l'assemblée de Corse, au nom du Front national. Il s'était fait remarquer durant la campagne en quittant le plateau de France 3 Via Stella en plein débat de l'entre-deux-tours.

Quelques cumulards

Tous les conseillers régionaux ne sont pas des inconnus sur le plan national : 65 sont députés, 25 autres sénateurs. Mais certains d'entre eux, comme Gérald Darmanin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou François Sauvadet ont d'ores et déjà annoncé leur intention de quitter leur mandat au Parlement pour se consacrer à leur région.

Dix députés européens ont également été élus, issus notamment des rangs du FN. C'est le cas par exemple de Florian Philippot, candidat malheureux à la présidence de l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine ou de Sophie Montel, tête de liste frontiste en Bourgogne-Franche-Comté.

Un peu moins de fonctionnaires

Le profil professionnel des conseillers régionaux n'est pas chamboulé par ces dernières élections : les salariés du privé restent majoritaires et représentent 21,6% des élus. La proportion de fonctionnaires, de retraités et d'enseignants ou d'étudiants baisse légèrement, au profit des professions libérales ou des professions industrielles et commerciales, qui incluent notamment les chefs d'entreprise ou les artisans.