Quel sera le nouveau nom de votre région ?

Six régions métropolitaines ont encore un nom provisoire. Les assemblées régionales ont jusqu'au 1er juillet pour choisi un nom définitif, qui sera ensuite fixé par décret avant le 1er octobre.

Le nouveau président PS de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Alain Rousset, le 4 janvier 2016, lors de son élection à Bordeaux (Gironde).
Le nouveau président PS de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Alain Rousset, le 4 janvier 2016, lors de son élection à Bordeaux (Gironde). (GEORGES GOBET / AFP)

Mis à jour le , publié le

Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Ile-de-France, Normandie, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sept régions métropolitaines ont déjà leur nom définitif. Mais six autres, celles qui sont issues de la fusion de plusieurs régions, ont en revanche encore une appellation provisoire. Les assemblées régionales ont jusqu'au 1er juillet pour décider de leur nom définitif, qui sera ensuite fixé par décret avant le 1er octobre.

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Comment ces nouvelles grandes régions vont-elles s'appeler ? Francetv info fait le point.

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : rien n'est réglé

Une "consultation" populaire sera organisée sur internet. Les habitants seront invités à départager "4-5 noms" choisis par des collèges d'experts. Le Conseil régional en a arrêté la formule, lundi 25 janvier.

La composition des quatre collèges d'experts qui devront faire émerger les propositions de noms n'a pas été laissée au hasard. Le premier réunira 15 historiens, communiquants et professionnels des médias, le second 15 citoyens tirés au sort, le troisième 15 élus membres du Conseil économique, social et environnemental régional et, le dernier, 15 agents territoriaux tirés au sort.

A titre personnel, le président de la région, Philippe Richert (Les Républicains), a une préférence pour "Grand Est". L'appellation a le mérite de désigner un "territoire géographique", alors qu'avec l'acronyme Acal ou Alca, "on perd tout", notamment "en termes de visibilité du territoire", argue-t-il.

Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes : le grand flou

"C’est un sujet délicat", reconnaît dans Le Monde le nouveau président PS de région, Alain Rousset. Après son élection, le socialiste a lancé un "groupe de travail", rappelle Sud Ouest. A charge pour ses membres de proposer "d'ici le mois de juin" un nouveau nom de région. Les habitants sont également invités à faire des propositions sur le site internet de la région. Plus de la moitié des internautes ont suggéré un nom incluant Aquitaine, rapporte le quotidien régional. La question ne fait en tout cas pas l'unanimité au sein de l'exécutif local.

Le patron de la région a une préférence pour la "Grande Aquitaine" ou la "Nouvelle Aquitaine", assure le journal local. La première formulation a aussi la préférence du maire (Les Républicains) de Bordeaux, Alain Juppé. En revanche, l'ex-président de la région Poitou-Charentes, et actuel troisième vice-président de la grande région, le socialiste Jean-François Macaire, penche pour la seconde formule, indique-t-il à la Charente libre.

Dominique Bussereau (Les Républicains), député  de Charente-Maritime, plaide, lui, pour le plus sobre" Aquitaine". Gérard Vandenbroucke, ancien président socialiste de la région Limousin et aujourd'hui premier vice-président de la grande région, dit sa préférence dans Le Populaire pour "Grand Sud-Ouest" ou "Sud-Ouest Atlantique". Henri Emmanuelli, député PS des Landes, suggère l'original "Atlantiqua". L'acronyme "Apoil", lui, a la faveur des facétieux. Et les historiques "Guyenne" et "Aliénor" ont quelques partisans. 

Auvergne-Rhône-Alpes : l'Aura favorite

Le nouveau président de la région, Laurent Wauquiez (Les Républicains ), s'est engagé à consulter par internet les habitants d'Auvergne-Rhône-Alpes, rappelle Le Dauphiné. Seront-ils invités à choisir parmi une liste de propositions ou au contraire à faire des suggestions ? La question reste pour l'heure sans réponse. 

L'acronyme Aura pour Auvergne-Rhône-Alpes est favori. Mais les désignations Alpes-Auvergne, Auvergne-Rhône-Alpes, Rhône-Alpes-Auvergne, voire Grand-Rhône restent dans la course.

Bourgogne-Franche-Comté : vers un statu quo

La Bourgogne-Franche-Comté devrait très vraisemblablement conserver son nom. La présidente PS de région, Marie-Guite Dufay, a plaidé pour le statu quo dans Le Monde. "Il y a quelque chose de naturel, c’est garant du maintien de deux identités très fortes", argumente-t-elle.

Les Burgondie, Franche-Bourgogne et autre Grande-Bourgogne –qui éclipsent trop l'identité franc-comtoise– n'ont plus la cote. Reste à la rigueur, un outsider : le Bourgogne et Comté.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : "Surtout pas un acronyme"

La nouvelle présidente PS, Carole Delga, a elle aussi promis une consultation citoyenne, indique L'Express. Mais la région consultera d'abord les acteurs économiques et culturels régionaux. Ceux-ci feront plusieurs propositions en avril ou en mai prochain, qui seront ensuite soumises au vote des habitants. Seule certitude : la nouvelle patronne de la région veut "un nom qui fédère, qui ait une visibilité à l’international et surtout pas un acronyme", précise-t-elle au Monde.

Les cinq quotidiens régionaux (La Dépêche du Midi, La Nouvelle République des Pyrénées, Centre Presse, Midi libre et L’Indépendant) ont interrogé leurs lecteurs. Sur les 202 357 votes exprimés, 34% vont à Occitanie-Pays catalan et 23% à Occitanie tout court. Cette nouvelle appellation aura-t-elle plus de succès que la Septimanie que Georges Frêche avait tenté d'imposer en vain ? Suspense.

Nord-Pas-de-Calais-Picardie : "Toutes les options sont ouvertes"

Avant d'être élu président de région, le Républicain Xavier Bertrand avait lancé une consultation sur internet pendant sa campagne. Les internautes avaient le choix entre cinq propositions : "Nord-Pas-de-Calais-Picardie", "Flandres-Artois-Picardie", "Nord-de-France", "Hauts-de-France", "France-du-Nord". Aucune des appellations n'était sortie du lot. Une nouvelle consultation va donc être organisée.

"Toutes les options sont ouvertes", indique cette fois Xavier Bertrand au Monde. Le très sobre "Région Nord" ou le plus folklorique "Chticardie" ont fait leur apparition. Mais "Flandres-Artois-Picardie" tient la corde, croit savoir le quotidien.