Réduction du nombre de parlementaires : "On va supprimer l'élu de proximité", s'inquiète un maire de Haute-Garonne

Emmanuel Macron va proposer de réduire d'un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Les avis des élus locaux sont partagés.

Le président de la République Emmanuel Macron s\'adresse aux parlementaires réunis en Congrès, lundi 3 juillet 2017 à Versailles.
Le président de la République Emmanuel Macron s'adresse aux parlementaires réunis en Congrès, lundi 3 juillet 2017 à Versailles. (ERIC FEFERBERG / AFP)
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franceinfoStéphane IglésisRadio France

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Emmanuel Macron proposera pendant son quinquennat "une réduction d'un tiers" du nombre de députés et sénateurs. Le président de la République l'a annoncé lundi 3 juillet devant le Congrès à Versailles. Il y a actuellement 577 députés et 348 sénateurs français.

"Un Parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens, c'est un Parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent s'entourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux. C'est un Parlement qui travaille mieux", a justifié Emmanuel Macron.

Une réforme soumise au Parlement d'ici un an ?

Sur le terrain, dans la région toulousaine, les avis sont partagés après cette annonce. Pour Vincent Terrail-Novès, le maire divers droite de Balma près de Toulouse, cette mesure serait une bonne idée : "Cela va dans le bon sens. On est très nombreux, nous les élus locaux, à penser qu'il y a beaucoup trop de députés et de sénateurs. Je pense que cela n'aura pas d'incidence sur l'avancée de nos dossiers". Vincent Terrail-Novès va même plus loin : "J'étais favorable, en tant que conseiller régional, à proposer une réduction des effectifs dans les conseils régionaux."

À l'inverse, un autre élu de Haute-Garonne redoute la mise en application d'une telle mesure. Jean-Marc Dumoulin, maire de Villemur-sur-Tarn, craint de voir disparaître les élus de proximité : "En milieu rural, je ne vois pas comment le lien entre les collectivités et les sénateurs, et entre les administrés et les députés, va pouvoir se faire. Le service public et la République, doivent être auprès de nos concitoyens. Cela veut dire qu'on va supprimer l'élu de proximité et la proximité de l'élu."

Le chef de l'État a expliqué que ses réformes seraient soumises au Parlement d'ici un an. En cas de blocage, le président de la République fera appel au référendum.