Présidentielle de 2017 : des intellectuels et des écologistes lancent un appel pour une primaire à gauche

L'économiste Thomas Piketty, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, l'ex-footballeur Vikash Dhorasoo... En vue de la présidentielle de 2017, une trentaine de personnalités réclament une "primaire des gauches et de l'écologie", dans un appel publié dans "Libération".

Le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit, le 4 octobre 2012 sur Canal+.
Le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit, le 4 octobre 2012 sur Canal+. (BERTRAND GUAY / AFP)

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François Hollande est-il dispensé de primaire pour être candidat en 2017 ? Pas si sûr. Le chef de l'Etat a lui-même lié son éventuelle candidature à la baisse du chômage. Un appel en faveur d'une primaire "des gauches et de l'écologie" est publié dans les colonnes de Libération, lundi 11 janvier. Il est signé par une trentaine de personnes, dont des intellectuels – comme l'économiste Thomas Piketty ou le sociologue Michel Wieviorka – et des dirigeants écologistes – tels que Dany Cohn-Bendit.

Pour une primaire en novembre, comme la droite

Pour que l'élection de 2017 "contribue vraiment à la sortie de la crise politique et ouvre enfin de nouvelles perspectives économiques, sociales, environnementales et démocratiques, il faut qu'aient été débattus et mis en lumière des choix et des alternatives claires sur les enjeux majeurs", écrivent les signataires de cet appel. "En 2016, nous ne pouvons pas faire ce cadeau à la droite de la laisser seule conduire un débat devant l'ensemble des Françaises et Français sur l'avenir de notre pays", préviennent-ils. Les signataires proposent d'ailleurs que cette primaire à gauche se tienne au même moment que celle de la droite, en novembre.

Une idée qui monte aussi chez les députés "frondeurs"

Avant cet appel, quelques brèches sont également apparues, au sein même des députés "frondeurs" du PS. "On peut dire qu'en 2016, tout est ouvert, avait indiqué Christian Paul, sur France Info. Franchement, les fissures commencent à être profondes." Quant au député Jean-Patrick Gille, il avait cité les statuts du parti, dans un message posté sur Twitter, le 2 janvier.

François Hollande aurait déjà évoqué la question "face à ses visiteurs hivernaux", indique Libération : "S’il y avait une primaire de toute la gauche, je ne pourrais m’y soustraire".