Meeting pro-Erdogan à Metz : de Macron à Le Pen, ils désapprouvent son autorisation

La crise entre les Pays-Bas et la Turquie s'envenime et s'invite dans la campagne présidentielle en France. François Hollande est accusé de ne pas avoir interdit l'organisation dimanche 12 mars à Metz d'un meeting pro-Erdogan.

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Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu est arrivé au Palais des Congrès de Metz (Moselle) dimanche sous les applaudissements. Pourtant, la venue de ce proche du très controversé président Erdogan ne fait pas l'unanimité. Fallait-il interdire ce meeting ? Pour les autorités françaises, rien ne le justifiait. Une position clairement désapprouvée par moult candidats à la présidentielle. "Il fallait une position commune de l'UE. Je condamne les dérives du gouvernement turc", a déclaré Emmanuel Macron.

"Solidarité européenne rompue" selon Fillon

"François Hollande rompt de manière fragrante la solidarité européenne", a estimé François Fillon. "J'ai honte que notre gouvernement laisse organiser un meeting politique pour un apprenti dictateur turc", a lancé Nicolas Dupont-Aignan. Pour l'instant, pas de position commune européenne après l'annulation des meetings en Allemagne, Suisse, Autriche, Suède, Pays-Bas et Danemark. La Turquie votera le 16 avril sur fond de crise diplomatique et de divorce avec l'UE.

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Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, parle à la presse avant un meeting à Metz (Moselle), le 12 mars 2017.
Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, parle à la presse avant un meeting à Metz (Moselle), le 12 mars 2017. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)