Le député Jean Lassalle annonce sa candidature à l'élection présidentielle

Et un de plus ! La présidentielle de 2017 aiguise les appétits : le député MoDem, autrefois proche de François Bayrou, fait part de ses ambitions dans "La République des Pyrénées".

Le député Jean Lassalle, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 janvier 2016.
Le député Jean Lassalle, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 janvier 2016. (MAXPPP)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Il se lance dans la course "avec humilité et enthousiasme". Le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle annonce sa candidature à l'élection présidentielle à La République des Pyrénées. "Cette décision a été profondément et parfois douloureusement réfléchie", affirme l'élu MoDem dans le quotidien daté du jeudi 17 mars.

Le député basco-béarnais, âgé de 60 ans, précise qu'il n'envisage pas de participer à la primaire de la droite de novembre prochain. "Le peuple se sent déjà largement dépossédé de ses capacités de choix, argumente-t-il. Les primaires renforcent ce sentiment qu'il n'a plus d'autre option que de voter pour des candidats choisis en amont par les trois ou quatre partis dominants."

"En congé volontaire" du MoDem de François Bayrou

Cette annonce survient après que Jean Lassalle s'est mis "en congé volontaire" du MoDem sur fond de désaccord avec son président, François Bayrou. Pour autant, son initiative ne marque "pas du tout" une rupture avec le maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques). "Je ne partage pas ses choix politiques actuels, concède-t-il. Cela nous est déjà arrivé dans le passé, sans toutefois atteindre ce niveau, [mais] nous le surmonterons. Rien n'empêchera François Bayrou de me rejoindre au mois de décembre quand il en aura fini avec Alain Juppé."

Sur les bancs de l'Assemblée nationale, Jean Lassalle est notamment connu pour ses actions coup de poing. En 2006, il avait par exemple mené une grève de la faim pour empêcher (avec succès) la délocalisation d'une usine de sa commune, qui employait 150 salariés. En 2013, il a effectué une marche à travers l'Hexagone à la rencontre de milliers de Français dont il avait consigné les remarques dans des "cahiers de l'espoir". Autant d'idées pour sa future campagne ?