"Le courage de dire les choses" : Emmanuel Macron répond à la polémique sur la colonisation

En qualifiant la colonisation de "crime contre l'humanité", le candidat d'En marche ! a provoqué la colère de la droite et de l'extrême droite. Il s'est expliqué, jeudi, dans une vidéo postée sur son site internet.

Emmanuel Macron, candidat à l\'élection présidentielle en France, en déplacement à Alger, le 14 février 2017. 
Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle en France, en déplacement à Alger, le 14 février 2017.  (STRINGER / AFP)
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Quatre minutes, face caméra, pour convaincre. Emmanuel Macron a publié, jeudi 16 février, une vidéo sur son site de campagne dans laquelle il tente d'éclaircir les propos tenus sur la colonisation, mercredi, qu'il a qualifiée de "crime contre l'humanité" et de "vraie barbarie". 

Dans cet enregistrement, le candidat à la présidentielle commence d'abord par s'interroger : "Sommes-nous aujourd'hui condamnés à vivre à jamais dans l'ombre de ce traumatisme pour nos deux pays ?" Pour lui, "il est temps de clôturer ce deuil. Il faut pour cela avoir le courage de dire les choses et de ne céder à aucune simplification". 

"Une guerre qui n'était pas digne de la France"

Il assure que ses déclarations à la télévision algérienne, mercredi 15 février, ne visait pas les anciens combattants français. Mais qu'il entendait reconnaître une "responsabilité de l'Etat français". Parce que la colonisation a "entraîné la négation du peuple algérien" et "produit une guerre qui n'était pas digne de la France", et que "des actes inhumains, de la barbarie, de la torture ont été commis".

Cette réponse suffira-t-elle à éteindre la polémique à droite, à l'extrême droite et chez les historiens ? Plusieurs personnalités politiques, dont François Fillon, lui ont déjà répondu. Le candidat de la droite a critiqué "cette détestation de notre Histoire, cette repentance permanente". Quant au Front national, il estime que "Macron dénigre la France à l’étranger", a réagi le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline.