Grève de la faim, tour de France à pied, blague cochonne… Sept choses à savoir sur Jean Lassalle, candidat centriste pour 2017

Le député des Pyrénés-Atlantiques a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle, jeudi 17 mars. 

Le député MoDem Jean Lassalle, devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 14 décembre 2013.
Le député MoDem Jean Lassalle, devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 14 décembre 2013. (MAXPPP)
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Un prétendant de plus à l'Elysée. Le député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a annoncé qu'il serait candidat à la prochaine élection présidentielle, jeudi 17 mars, dans un entretien accordé à La République des Pyrénées (article payant). "Je pose cet acte avec humilité et enthousiasme. Cette décision a été profondément et parfois douloureusement réfléchie", explique-t-il. Francetv info revient sur sept anecdotes qui ont marqué la carrière du député.

Il a fait un tour de France à pied pour rencontrer les Français

5 000 kilomètres et plus de huit mois de marche. Le 10 avril 2013, Jean Lassalle démarre une marche à la rencontre des Français. Dans un rapport publié après son périple, l'élu raconte avoir traversé "17 ou 18 régions", "je ne sais combien de villes et villages" et rencontré "des gens du peuple, des préfets, des généraux, des syndicats, des artistes." 

Ses 215 jours de marche se sont soldés par "17 500 contacts enregistrés" et de multiples témoignages entendus. "Je ne pensais pas que la détestation des politiques atteindrait un tel degré", écrit-il par exemple. 

Il a fait une grève de la faim pour soutenir des ouvriers de sa circonscription

Le 7 mars 2006, le député commence une grève de la faim très médiatisée à l'Assemblée nationale. Il proteste contre la possible délocalisation d'une usine de la société Toyal, spécialisée dans la réalisation de pigments d'aluminium pour la peinture de voitures, et qui emploie 140 salariés. Pour s'agrandir, l'usine doit quitter Accous, dans la circonscription de Jean Lassalle, pour le bassin industriel de Lacq, également situé dans les Pyrénées-Atlantiques, mais à une bonne heure de route en voiture.

Le député arrête finalement sa grève de la faim le 14 avril, alors qu'il est hospitalisé d'urgence, quand l'entreprise accepte de signer un accord pour réaliser son extension à Accous. "Je viens de signer l'accord, et donc j'ai décidé d'arrêter ma grève de la faim. Je suis très heureux", expliquait-il à La Croix.

Il a chanté en occitan à l'Assemblée (et mis en colère le président Jean-Louis Debré)

"Si canti io que canti,canti pas per jo..." En juin 2003, pour protester contre la fermeture d'une gendarmerie sur la route qui mène au tunnel de Somport, dans sa circonscription, Jean Lassalle adopte une méthode peu commune. "Du haut de la travée UDF, une voix, grave et sonore, est montée", raconte La République des Pyrénées (article payant)Alors que Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à cette époque, s'apprête à répondre à une question dans l'hémicycle de l'Assemblée, le député UDF se lève et entonne l'hymne occitan, "Se canta"

"Asseyez-vous ! Veuillez cesser ! Asseyez-vous !", lui crie Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée, depuis le perchoir. Il a "continué une bonne minute, debout, droit comme un i, ému. Quand Debré a menacé d’envoyer un huissier, il s’est tu", décrit le quotidien.

Il a fait pleurer de rire les députés

Encore une intervention remarquée dans l'hémicycle. Pendant les débats à l'Assemblée sur la loi Macron, Jean Lassalle évoque la réforme du permis de conduire à sa manière, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2015. Pour critiquer les délais trop importants, le député des Pyrénées-Atlantiques raconte sa propre expérience en la matière. Le témoignage fait pleurer de rire certains députés et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. 

Il aime les blagues cochonnes

A l'occasion du Salon de l'agriculture de 2009, Jean Lassalle fait encore parler de lui. Quand, lors du pot du Club du Cochon, un journaliste du "Petit Journal" de Canal+ lui demande quel est son cochon préféré, le député répond du tac-au-tac : "C'est une petite cochonne, c'est mon épouse".

Une boutade qui n'a pas franchement fait rire l'association féministe Les Chiennes de garde, qui a récompensé le député dans son classement du macho de l'année, en lui attribuant la seconde place. "Une telle saillie fait honte à un représentant élu, et mérite un collier de plomb. Les Chiennes de garde assurent madame Lassalle de toute leur sympathie dans cette épreuve", note l'association dans un communiqué


Il a vécu un enterrement rocambolesque

Jean Lassalle a très certainement un don pour raconter les histoires. Dans une vidéo publiée en 2013, il relate son tout premier acte en tant que maire de la commune de Lourdios-Ichère, dans la fin des années 1970 : l'enterrement d'un ancien adjoint de la commune. Il explique qu'il se trouvait au troisième au quatrième rang quand "tout d'un coup, le curé commence à manifester des signes de déséquilibre à l'autel. Et ne voilà-t-il pas qu'arrive l'incroyable ? Le curé qui tombe de toute sa longueur. Splash !", raconte Jean Lassalle. Avec son adjoint, ils transportent le prêtre dans la sacristie avant d'appeler un médecin et un deuxième prêtre. 

A peine arrivé, le second prêtre venu terminer la cérémonie n'est pas au bout de ses surprises. Ce dernier se prend les pieds et tombe de tout son long. "Sa course se termine sur l'angle du cercueil. Il est resté par terre", relate le député. Un enterrement "musclé" donc, qu'il raconte avec beaucoup d'humour.

Il n'est pas réputé pour être un as du volant

Si Jean Lassalle a des talents de chanteur ou de conteur, il ne semble en revanche pas franchement être un bon conducteur. Alors qu'il se rend à un rendez-vous avec des journalistes, le 25 avril 2014, ces derniers assistent à une démonstration de la conduite du député. Jean Lassalle, à bord de sa C6 noire, prend tout d'abord un sens interdit pour mieux garer sa voiture, raconte La République des Pyrénées. Il décide ensuite de se garer devant la brasserie du rendez-vous, "malgré la ligne jaune bordant le trottoir. Boum ! Il enfonce son feu anti-brouillard gauche contre la pile en béton délimitant la terrasse du bar", décrit le quotidien. 

Le député, sous un coup de klaxon d'une voiture de police assistant à la scène, fait marche arrière et revient quelques minutes plus tard pour se garer sur une place réservée aux handicapés. "Le député peut enfin sortir de sa voiture et précise en entrant dans la brasserie : "Faut que je trouve quelqu’un qui bouge la bagnole de là !"" relate le journal.