REPLAY. Présidentielle : revivez "15 minutes pour convaincre" sur France 2, le grand oral des candidats à l'Elysée

A vingt-quatre heures de la fin de la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, France 2 a invité les onze candidats à l'Elysée pour une émission politique inédite. Revivez les interviews de Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et enfin François Fillon

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

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Ce qu'il faut savoir

Une dernière occasion de convaincre les électeurs. A vingt-quatre heures de la fin de la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, jeudi 20 avril, les onze candidats à l'Elysée étaient invités sur France 2 et France Inter, pour une grande émission politique télévisée. Comme le nom de l'émission l'indique, François Fillon, Benoît Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nathalie Arthaud, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou avaient chacun "quinze minutes pour convaincre". Une émission qui a pris un tournant particulier, après qu'un attentat visant des policiers a été perpétré vers 21 heures sur les Champs-Elysées à Paris, tuant l'un d'eux et blessant grièvement deux autres. Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. Regardez en replay cet ultime grand oral, et réagissez sur le site et l'application franceinfo. 

>> Attentat contre des policiers à Paris : regardez notre édition spéciale en direct

Un format inédit. Face au refus de certains candidats de débattre ensemble une deuxième fois, France 2 avait imaginé un format inédit. Les onze candidats se sont se succédés pour répondre aux questions des présentateurs, à chaque fois pendant quinze minutes. En fin d'émission, ils sont revenus sur le plateau, et avaient chacun 2 minutes et 30 secondes, pas plus, pour conclure, selon un ordre de passage tiré au sort.

Plusieurs thèmes abordés. En accord avec les candidats, un tronc commun a été consacré au pouvoir d'achat, au chômage, avec une ou deux questions durant lesquelles il s'agissait de préciser des points de leur programme. Les candidats ont disposé également d'une "carte blanche", durant laquelle ils ont pu aborder le sujet de leur choix.

David Pujadas et Léa Salamé aux commandes. Les onze candidats ont répondu aux questions de Léa Salamé pour France Inter et David Pujadas pour France 2, les deux présentateurs habituels de "L'Emission politique".

Le live

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#PRESIDENTIELLE

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PRESIDENTIELLE

00h48 : Ce live est terminé. Voici ce qu'il faut retenir des informations de la journée :

• Un homme a ouvert le feu au fusil d'assaut sur un car de policiers, stationné sur les Champs-Elysées. Un policier a été tué, deux autres blessés, dont un grièvement. Son pronostic vital n'est plus engagé.

• L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

• Cet attentat a quelque peu perturbé la dernière émission politique de la campagne. Les 11 candidats ont eu un mot pour les victimes.

Au bout du suspens et d'une séance de tirs au but, l'Olympique Lyonnais s'est qualifié pour les demi-finales de la Ligue Europa, en éliminant Besiktas (2-1, 1-2, 7-6 aux tirs au but).

00h26 : À la sortie du débat de France 2, Philippe Poutou pris à partie par des policiers en uniforme : "On a besoin de nos armes, enculé, ordure !"

00h26 : Philippe Poutou, qui a dénoncé à plusieurs reprises les violences policières, a été pris à partie par des policiers après le débat en des termes crus, rapporte un de ses proches.

23h55 : C'est la fin de "15 minutes pour convaincre". L'édition spéciale de France 2 démarre. #PARIS

00h03 : "J'avais réfléchi à cette conclusion, je pensais parler mondialisation, enjeu de civilisation. Et quand j'ai quitté le plateau, j'ai appris que le cauchemar recommençait, une fois encore. Sentiment de tristesse pour les forces de l'ordre, et de colère sourde, car je suis étreinte par le sentiment que tout n'est pas fait pour mettre nos compatriotes à l'abri. (...) Je ne veux pas qu'on s'habitude au terrorisme islamiste."

00h00 : "Je veux redire toute ma solidarité à l'égard de nos forces de l'ordre. (...) Ce qui s'est passé ce soir est la preuve qu'une fois encore notre pays est attaqué en son coeur et que nous vivrons durablement sous cette menace."

23h49 : "Je veux exprimer ma solidarité avec les victimes de cet attentat. Ce sont évidement des actes abjects, mais je rejette toute solidarité avec la politique de l'Etat français. C'est une politique qui aggrave la situation et alimente le terrorisme."

23h45 : En fait Jacques Cheminade c'est le vieux monsieur dans "Il était une fois la vie" #15minutesPourConvaincre

23h46 : Une journaliste estime que Jacques Cheminade ressemble à un personnage de la série Il était une fois... la vie, bientôt de retour sur France 4.

23h46 : "Je pense à la famille du policier disparu et je salue les forces de l'ordre qui risquent chaque jour, sur notre sol ou à l'étranger, leur vie pour notre liberté. Le meilleur hommage que l'on puisse leur rendre, c'est de vaincre les barbares. Le choix que vous allez faire dimanche est historique : c'est le choix de survie de la France comme nation libre."

23h42 : "Je partage l'émotion de tous ce soir et je présente à la famille de la victime toutes mes condoléances."

23h41 : "Je voudrais être la voix des sans-voix, pour construire une alliance pour le progrès dans notre pays, contre la dictature des marchés financiers. Je ne pense pas gagner cette présidentielle, mais représenter un outsider qui défie l'oligarchie."

23h37 : "Notre posture à cet instant est un signe d'espoir pour tout ceux que nous aspirons représenter".

23h51 : #PARIS "Nous aussi, on est attristé. (...) Mais la mémoire pour les morts, ce n'est pas que quand des policiers meurent, c'est aussi quand des salariés se suicident à cause de la souffrance au travail. On est aussi nombreux à être victimes de l'exploitation et des politiques aux conséquences criminelles des organisations patronales."

23h45 : "Il n'y a pas lieu de poursuivre la campagne électorale. Nous devons montrer notre solidarité avec les policiers (...) et une population française de plus en plus inquiète face à ces actes terroristes. Le combat contre ces actes terroristes doit être la priorité absolue du nouveau président."

00h14 : "Nous sommes au coeur d'une crise que vivent intensément les Français, qui n'est pas qu'économique et sociale."

23h39 : "Les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains. Notre devoir est de ne pas nous abaisser à des polémiques dont rêve l'ennemi."

23h30 : L'émission politique arrive à son terme, avec les conclusions des candidats. Jean-Luc Mélenchon, qui parle en premier, revient sur l'attaque des Champs-Elysées.



(FRANCE 2)

23h24 : "Je veux dire que la nation est solidaire avec les policiers. On est en face d'un acte qui ressemble à un acte terroriste..."




Dernier candidat à passer sur France 2, François Fillon s'exprime sur la fusillade de ce soir. Il a évoqué à tort "d'autres violences dans Paris", des rumeurs démenties il y a dix minutes par le ministère de l'Intérieur. #PARIS




22h22 : "J'ai laissé la grammaire sur la table et je voulais parler de ce qui vient de se passer pour témoigner toute ma solidarité à nos forces de police, à nos forces de l'ordre et avoir une pensée pour la famille de la victime"

Emmanuel Macron avait amené sur le plateau de France 2 le manuel de grammaire de son enfance, mais il a choisi d'utiliser sa première minute de temps de parole pour rendre hommage au policier tué.


22h10 : Hommage aux forces de l'ordre qui donnent leur vie pour protéger les nôtres. #ChampsElysees

22h10 : Au tour de François Fillon de rendre hommage aux policiers pris pour cible sur les Champs-Elysées.

22h08 : Émotion et solidarité pour nos forces de l'ordre, à nouveau prises pour cible. MLP

22h08 : Marine Le Pen réagit sur Twitter à l'annonce de la fusillade et du décès d'au moins un policier.

21h55 : Branle-bas de combat dans les états-majors des candidats : prendre ou pas le risque d'évoquer l'attaque sur les Champs dans la conclusion ?

21h55 : Selon un journaliste du Monde présent dans les coulisses de l'émission politique, certains candidats se demandent s'il faut évoquer l'attaque des Champs-Elysées dans leur conclusion, en fin d'émission.

21h51 : # Benoît Hamon vient de réagir sur Twitter à l'attaque sur les Champs-Elysées.

21h42 : Nous interrompons notre couverture minute par minute du grand oral des candidats à la présidentielle. Vous pouvez toujours suivre l'émission en vidéo ici-même. Et nous proposerons les replays des interventions des candidats après leur passage.

Nous nous concentrons sur la fusillade sur les Champs-Elysées.

21h35 : "Cet objet que m'a donné un enfant handicapé d'un quartier populaire, en 2010, ne me quitte jamais, et me donne la force de combattre."



(FRANCE 2)

21h33 : Distancé dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan fait (quand même) partie de ces candidats qui s'imaginent au second tour.

(BRUT)

21h33 : Des baisses d'impôts, un retour au septennat et un bagne aux îles Kerguelen... Voici à quoi ressemblerait la France de Nicolas Dupont-Aignan.

21h33 : C'est au tour de Nicolas Dupont-Aignande prendre place autour de la table. Le candidat de Debout la France est crédité de 4% des intentions de vote dans le sondage Harris Interactive pour France Télévisions publié ce matin.

21h33 : "J'ai un regret, c'est qu'aujourd'hui se succèdent des monologues au lieu d'un débat démocratique. Aujourd'hui, on voit des candidats choisir leurs journalistes, choisir leurs questions, c'est la Russie leur modèle."

21h32 : "Je sais d'où je viens, un parcours classique, Français moyen, grâce à l'école, j'ai pu gravir une place dans l'échelle sociale. Est-ce que moi président de la République, je pourrais offrir autant d'opportunités aux jeunes ? C'est la question qui m'obsède."

21h30 : "Je pense que la priorité, c'est plus de moyens pour la justice, la police et le renseignement. La clé se joue-là, pas dans l'état d'urgence. (...) La clé pour nous protéger, c'est le renforcement de l'Etat."

21h28 : Tic de langage marketing de Benoît Hamon: "Je suis le seul..." Seul, il l'est en effet, bien seul même. #Defections… https://t.co/oQINbOLQtJ

21h28 : Un journaliste relève un tic de langage de Benoît Hamon.

21h28 : "Si c'est l'industrie de l'armement qui fait la diplomatie de la France, ça veut dire qu'on n'a plus de diplomatie."

21h24 : Benoît Hamon consacre sa carte blanche à l'Europe, dont il ne veut pas "abandonner l'idéal". Une manière de s'en prendre à Jean-Luc Mélenchon, comme il l'a déjà fait ces derniers jours. Le candidat socialiste fait tout pour récupérer les électeurs partis vers le leader de la France insoumise.

21h24 : "Le spectacle a pris le dessus sur les programmes, les idées et les projets. (...) Cette élection ne nous amène pas à choisir le meilleur acteur, elle nous amène à choisir le meilleur président."

(FRANCE 2)

21h24 : "Je pense que c'est le moment de resserrer les rangs en Europe [face à la crise migratoire, économique et au Brexit]."

21h32 : "Le seul candidat qui fait augmenter la feuille de paie, c'est moi."


21h21 : "En baissant la dépense publique, est-ce qu'on a eu une baisse du chômage ? Insignifiante, par rapport à l'investissement consenti. Est-ce qu'on a fait reculer la pauvreté? Non."

21h21 : Sans surprise, le candidat socialiste insiste sur son sujet fétiche, le revenu universel. Ma collègue Elise Lambert a consacré un long article de fond à cette proposition.

21h19 : "Plus votre salaire augmente, plus votre revenu universel baisse, c'est une revalorisation du travail."

21h19 : "Le revenu universel n'est pas une incitation à l'oisiveté, c'est exactement le contraire !"

21h25 : Benoît Hamon vient d'inviter les Français à ne pas choisir "le meilleur acteur", mais "le meilleur président". Une allusion à peine voilée à Jean-Luc Mélenchon, jugé meilleur orateur, qui siphonne son électorat comme l'a constaté ma collègue Sophie Brunn à Villeurbanne.

21h18 : "Aujourd'hui, il y a un risque concret de voir des millions d'emplois supprimés en raison de la révolution numérique. Nous ne pouvons plus penser le travail comme on le faisait par le passé."

21h18 : "Cette élection présidentielle ne nous amène pas à choisir le meilleur acteur, mais le meilleur président, celui qui prendra les décisions à bras-le-corps."

21h18 : "On n'a pas parlé des programmes à cause des affaires, l'argent a pollué l'élection."

Benoît Hamon a apporté une carte Vitale, symbole de son projet pour la Sécu qui a été passé sous silence pendant la campagne.



(FRANCE 2)