REPLAY. Présidentielle : revivez "Le Grand Débat" de BFMTV et CNews entre les 11 candidats à l'Elysée

C'est une première dans l'Histoire : à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, la totalité des onze candidats avaient rendez-vous mardi soir pour un grand débat axé sur les thèmes cruciaux de l'emploi, de la sécurité et du social.

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Ce qu'il faut savoir

L'exercice était inédit. Emploi, sécurité, société, exemplarité... Pour la toute première fois de l'histoire de la Ve République, l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle ont débattu avant le premier tour du scrutin, mardi 4 avril, sur BFMTV et CNews. Pendant près de quatre heures, les 11 prétendants à l'Elysée ont pu défendre et exposer leurs projets respectifs

>> VIDEOS. Sept séquences qu'il ne fallait pas rater pendant "Le Grand Débat"

Onze candidats, onze débatteurs. Les cinq candidats les mieux placés dans les sondages – Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon – s'étaient déjà affrontés sur TF1 le 20 mars, sous l'œil de plus de 10 millions de téléspectateurs. Cette fois, pas de jaloux : tous les candidats étaient invités par les deux diffuseurs, BFMTV et CNews. Les six "petits" candidats en lice – Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (LO), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), François Asselineau (UPR), Jean Lassalle et Jacques Cheminade – ont eux aussi eu l'occasion de défendre leurs programmes.

Trois thèmes cruciaux. Devant 220 personnes assises dans le public –essentiellement leurs proches –, les candidats ont été interrogés sur trois grands thèmes : "comment créer des emplois", "comment protéger les Français" et "comment mettre en œuvre (leur) modèle social". La moralisation de la vie publique a également été abordée au cours de l'émission. Stratégie, punchline, moment fort... Franceinfo vous résume la soirée de chacun des 11 candidats.

Philippe Poutou se fait remarquer. Le candidat du NPA s'est fait remarquer à plusieurs reprises, notamment en attaquant frontalement François Fillon et Marine Le Pen sur les affaires. "Fillon, il est en face de moi, et plus on fouille, plus ou sent la corruption", a-t-il lâché face au premier. "Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière", a-t-il répliqué face à la seconde. Au lendemain du débat, il a justifié cette attitude offensive : "On avait envie de mettre les pieds dans le plat", dit-il. 

Un débat très suivi. Au total, 6,3 millions de personnes ont regardé le "Grand débat". Avec 5,5 millions de téléspectateurs, BFMTV a même battu le record historique d'audience de la TNT. CNews n'a été regardée que par 800 000 personnes.

Le live

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23h59 : "Liberté, égalité, fraternité, c'est quand tout le monde a accès à nouveau à un certain nombre de services. Il faut curer tout ce qui a été détruit, notamment en matière de santé."

23h59 : @anonyme : En théorie, le débat doit finir à 0h10. Mais l'écart de temps de parole entre les candidats est tel que la soirée va sans doute se prolonger.

23h59 : Vers quelle heure devrait finir le débat ?

23h57 : "Si on continue d'être un pays où tout se concentre vers l'Ile-de-France et les métropoles, on va laisser crever les campagnes et les villes moyennes."

23h57 : Sur le plan social, Nicolas Dupont-Aignan veut aussi augmenter les salaires nets de 10% en diminuant les charges salariales de 30%. Les pensions de retraite des "plus modestes" seront augmentées de 100 euros par mois et indexées sur l'inflation, promet-il dans son programme, en précisant qu'il ne reviendra pas sur l'âge minimum de départ.

23h57 : "La question est de faire mieux fonctionner le service public. Je suis convaincu qu'on peut revoir le fonctionnement de la Sécurité sociale, revoir ces complémentaires qui s'en mettent plein les poches au détriment des Français."

23h57 : Jacques Cheminade cite Aimé Césaire : "Une république ne peut contourner ses valeurs, sinon elle devient moribonde. Là, elle est moribonde."

23h53 : Où est Macron ça fait un moment qu'on l'entend plus ?

23h53 : Le petit Emmanuel est recherché...

23h53 : Ce débat à 11 donne parfois le sentiment que certains candidats ont disparu. En ce moment, c'est Emmanuel Macron.

23h52 : En matière sociale, Jacques Cheminade veut faire table rase du passé, en abrogeant "la plupart des lois antisociales de l'époque Chirac, Jospin, Juppé, Valls, Macron et El Khomri". Il propose pêle-mêle de revaloriser toutes les retraites et pensions au niveau du smic, de créer une assurance-maladie universelle, d'augmenter de 200 euros l'allocation de solidarité aux personnes âgées et de plafonner les retraites à dix fois le smic.

23h51 : "Vous êtes des grandes gueules qui essayent de voler les plus faibles. Les dettes dont vous parliez monsieur Fillon, ce sont des dettes iniques !"

23h51 : Benoît Hamon tente de se réveiller un peu dans cette fin de débat. Après avoir pris à partie Marine Le Pen, il s'en prend à François Fillon. Mais le candidat socialiste aura eu bien du mal à se démarquer ce soir...


23h50 : "Entre vous et moi, il y a celui qui veut construire des places de prison, et celui qui veut recruter des professeurs."

23h49 : Affrontement Fillon-Hamon sur les services publics, particulièrement l'hôpital.

Benoît Hamon : - Moi j'aime la fonction publique.
François Fillon - Vous l'aimez tellement que vous voulez provoquer la ruine de ce pays
Benoît Hamon- C'est vous qui avez provoqué la ruine du pays en cinq ans !

23h48 : "Monsieur Fillon, vous dites aux fonctionnaires que ce sont eux qui vont devoir faire des sacrifices !"

23h47 : Un point sur le temps de parole. Marine Le Pen a une avance considérable pour le moment.

23h55 : Après les reproches de Benoît Hamon, les journalistes tentent de réfréner Marine Le Pen quand elle tente de contredire François Fillon. Mais elles ont bien du mal... le débat va être de plus en plus difficile à tenir.


23h56 : "Jamais je n'ai pensé à privatiser la Sécurité sociale comme le dit Monsieur Asselineau."

23h45 : "Vous avez l'habitude !"

23h56 : "Vous voulez qu'on s'en aille ? Est-ce qu'on peut parler ? On a l'impression qu'on subit un interrogatoire !"

23h44 : Marine Le Pen tente de dire que le gouvernement Fillon a contribué à creuser la dette, dans le brouhaha.

23h44 : Si vous mettez bout à bout tous les numéros d'articles de traités cités par Asselineau, ça donne les coordonnées GPS d'un trésor Inca #Fact

23h44 : Le 106 est tombé. #LotoAsselineau.#LeGrandDebat

23h44 : Demain je joue au loto. Je cocherai les articles cités par Asselineau. #LeGrandDebat

23h56 : Sur Twitter, la manie de François Asselineau de citer des articles de la Constitution à tout bout de champ amuse.

23h43 : "Il est 23h43 et on n'a pas évoqué une seule fois une question fondamentale : 2 200 milliards de dettes."

23h43 : "Je trouve scandaleuse la proposition de Monsieur Fillon de privatiser la Sécurité Sociale. C'est Saint-Louis qui a créé le premier établissement public de santé en 1253 !"

23h42 : "Je propose de renationaliser les grands services publics, EDF, GDF, La Poste, Orange, les sociétés d'autorité, les sociétés de diffusion d'eau, BFM, et toutes les banques bénéficiant de fonds publics."

23h42 : Très remonté contre "l'insistance de l'élite européenne pour remettre en cause nos avancées sociales", François Asselineau veut défendre les acquis sociaux. Il veut notamment abroger les lois Macron et El Khomri, qui représentent, selon lui, une "ubérisation de la société". Il souhaite également verser des allocations chômage aux démissionnaires, et relever le Smic de 1 153 à 1 300 euros net par mois.

23h41 : Le temps de parole est très déséquilibré : Marine Le Pen a parlé 17 minutes, Jacques Cheminade pointe à 10.

23h40 : Dommage qu' on ne comprenne pas monsieur Lassalle.

23h40 : C'est moi ou Jean Lassalle semble déconnecté?

23h40 : Il prend quoi Lassalle, c'est l'air des Pyrénées qui fait ca ?!

23h40 : Dans les commentaires, la prestation de Jean Lassalle vous laisse perplexe.





23h40 : Sur le modèle social, les mesures de Marine Le Pen sont plutôt orientées à gauche. La mesure la plus emblématique de ce positionnement est le retour de l'âge légal de la retraite à 60 ans, avec 40 ans de cotisations pour une retraite à taux plein. Marine Le Pen propose aussi une prime de pouvoir d'achat pour "les salariés et les retraités qui touchent moins de 1 500 euros", d'environ 80 euros par mois. Elle souhaite aussi abroger la loi El Khomri.

23h39 : "On aime bien taper sur les services publics quand on veut mettre en place la réduction de l'Etat. Et quand l'Etat se réduit, les intérêts privés peuvent se déployer, et ils sont très bien défendus dans cette élections. Comme avec la Sécurité sociale face aux mutuelles et aux complémentaires santé par exemple."

23h38 : On passe au troisième (et dernier thème) sur les services publics et le modèle social en général.

23h39 : Jean Lassalle semble un peu déstabilisé vis-à-vis d'une question sur son programme. En même temps, le candidat est en retard dans l'écriture de celui-ci qu'il doit présenter la semaine prochaine. "Il faut que je finisse d'écrire mon programme", expliquait-il encore hier à franceinfo.

23h37 : Laurence Ferrari demande à Jean Lassalle sa proposition de faire un référendum sur 10% des Français signent un texte.

- "Mais de quoi vous me parlez ?", demande Jean Lassalle

- "De votre programme !", répond Laurence Ferrari

23h39 : Répondant à François Fillon, qui doutait de la possibilité d'un "référendum révocatoire" au Venezuela, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'un tel référendum avait permis au président de rester au pouvoir. Le candidat de La France insoumise a raison au sujet du "référendum révocatoire" de 2004, remporté par Hugo Chavez face à l'opposition. Les autorités vénézuéliennes ont cependant bloqué la tenue d'un référendum révocatoire l'an dernier, comme le rapporte Le Monde.

23h33 : "La plupart d'entre vous, vous avez pris vos instructions chez Madame Merkel !"

"C'est minable", répond François Fillon.

23h32 : Pourquoi les journalistes tentent de couper M. Asselineau à chaque fois qu'il rentre dans les VRAIES questions

23h32 : Je vais pouvoir jouer au bingo avec les numéros des articles de M. Asselineau.

23h32 : Asselineau : le mec qui a appris la constitution par cœur.

23h32 : La prestation de François Asselineau, qui cite très régulièrement des articles de la constitution, est diversemment appréciée dans les commentaires.


23h32 : Les écarts se creusent dans les temps de parole. Marine Le Pen est à plus de 15 minutes, alors que Jacques Cheminade a parlé seulement dix minutes.

23h31 : "Je voudrais que tous les candidats s'engagent à ce qu'on retrouve dans quelques jours sur France Télévisions. On nous a dit qu'on ne pouvait pas débattre à onze, c'est faux."

23h30 : François Asselineau a disserté 3 minutes sur la constitution de la Ve République, "défigurée".

23h29 : "Dans la Constitution, il y a écrit le droit de chacun à un emploi. Il y a six millions de femmes et d'hommes qui n'en ont pas. (...) Donc, votre numéro de changement de Constitution n'y changera rien."