Elections municipales, enjeu local ? Pas pour François Fillon. Invité du journal de 20 heures de TF1, lundi 14 octobre, l'ancien Premier ministre a affirmé qu'il voulait faire des municipales de mars "un référendum contre l'assommoir fiscal".

Fillon a également estimé que le résultat de l'élection cantonale partielle à Brignoles (Var), remportée par le Front national "dans un canton détenu par la gauche depuis 1945", réflétait "une situation de ras-le-bol sans précédent""Les Français sont assommés par les impôts, ils ont le sentiment que le chômage ne baissera jamais, l'insécurité est un vrai sujet, et c'est le moment que le garde des Sceaux choisit pour proposer des textes qui vont dans le sens d'une moins grande sévérité", a-t-il affirmé.

"Ça fait des mois que je tire le signal d'alarme, en disant que les impôts sont un nœud coulant qui est en train d'étrangler l'économie française et la classe moyenne. Personne ne veut entendre, le gouvernement ne bouge pas", a-t-il dit. "C'est le signe d'une crise politique profonde", a-t-il ajouté, appelant à un "rassemblement très large des Français".

François Fillon, le 13 septembre 2013 lors d'un meeting à Nice (Alpes-Maritimes).
François Fillon, le 13 septembre 2013 lors d'un meeting à Nice (Alpes-Maritimes). (JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP)