Législatives : La République en marche et le MoDem obtiennent une majorité moins large qu'attendu, avec 350 députés sur 577

Le parti d'Emmanuel Macron, allié au MoDem de François Bayrou, disposera de la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée.

La composition de l\'Assemblée nationale après le second tour des élections législatives, le 18 juin 2017.
La composition de l'Assemblée nationale après le second tour des élections législatives, le 18 juin 2017. (FRANCEINFO)
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Les électeurs ont confirmé le vote du premier tour, mais sans l'amplifier. Le parti d'Emmanuel Macron, La République en marche, a obtenu, dimanche 18 juin, la majorité absolue à l'Assemblée nationale, au second tour des élections législatives. Avec 350 sièges de députés, l'alliance LREM-MoDem ne réalise cependant pas la razzia qui lui était promise. L'alliance Les Républicains-UDI obtient 137 sièges, les socialistes et leurs alliés, 44. La gauche radicale (PCF et La France insoumise) remportent 27 sièges, et le Front national, 8. Les autres formations politiques se partagent les 11 sièges restants.

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Dans le détail, les 350 députés de la nouvelle majorité se décomposent en 308 sièges pour LREM et 42 pour le MoDem. A droite, la chute est moins sévère que prévu pour Les Républicains, qui passent de 192 à 113 députés. Les centristes de l'UDI obtiennent 18 sièges et pourront donc conserver un groupe parlementaire, dont la création requiert un minimum de 15 membres. Sont également élus six députés divers droite.

Laminé dans les urnes, le PS ne compte plus que 29 députés dans le nouvel Hémicycle, contre 270 dans le précédent. Trois radicaux de gauche et 12 divers gauche sont élus. La France insoumise (17 sièges) pourra à elle seule former un groupe parlementaire, tandis que le PCF obtient 10 députés. 

Avec cette large majorité, Emmanuel Macron va désormais pouvoir gouverner les mains libres. "Cela nous évite de nous retrouver dans la main de François Bayrou", glisse un proche d'Emmanuel Macron à franceinfo. Alors que la gauche et la droite se sont inquiétées, durant la campagne, du risque démocratique que ferait peser une majorité omnipotente, le chef de l'Etat a réfuté ces craintes. "Ce risque d'absolutisme n'est pas ce qui nous guette. Ceux qui portent ce procès ne sont pas forcément légitimes", a-t-il fait savoir, par la voix du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Loi de moralisation, état d'urgence et Code du travail au menu cet été

Les députés pourront juger sur pièces dès cet été, puisque l'Assemblée nationale siégera en session extraordinaire à partir du 4 juillet, date à laquelle le Premier ministre, Edouard Philippe, prononcera son discours de politique générale, et jusqu'au 4 août au moins.

La loi de moralisation de la vie publique sera le premier texte important examiné par les députés, dès leurs premières semaines de mandat. Avant le 15 juillet, les parlementaires seront également invités à proroger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre. Autre chantier phare, la réforme du Code du travail sera édictée par ordonnances cet été par le gouvernement. Pour ce faire, les députés seront appelés à voter une loi d'habilitation fin juillet.

Mais avant de se plonger dans les dossiers, les députés nouvellement élus devront se partager les postes à responsabilité dans l'Hémicycle. Le président de l'Assemblée nationale sera élu lors de la séance inaugurale, le 27 juin. Le lendemain, les députés désigneront les vice-présidents, les questeurs et les secrétaires. Puis, le 29 juin, les présidents des huit commissions permanentes seront désignés. Le travail parlementaire pourra alors commencer, dès la semaine suivante.