Résultats Législatives : à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet battue par son adversaire macroniste

Nathalie Kosciusko-Morizet se présentait dans la 2e circonscription de la capitale, un bastion de la droite.

Nathalie Kosciusko-Morizet participe à un meeting à Toulouse (Haute-Garonne), le 22 novembre 2016.
Nathalie Kosciusko-Morizet participe à un meeting à Toulouse (Haute-Garonne), le 22 novembre 2016. (REMY GABALDA / AFP)
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Elle misait tout sur ces élections législatives. Sans surprise, la candidate des Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet a été battue au second tour, dimanche 18 juin, dans la 2e circonscription de Paris, en recueillant 45,47% des suffrages. Elle a annoncé elle-même sa défaite sur sa page Facebook. Son adversaire macroniste, Gilles Le Gendre, est arrivé très largement en tête dans ce bastion historique de la droite, avec 54,53% des voix.

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Le contexte

Si la défaite de Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas une surprise, c'est parce que la candidate LR se trouvait en ballottage très défavorable après le premier tour. L'ancienne ministre n'avait en effet obtenu que 18,13% des suffrages exprimés, très loin derrière le candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, et ses 41,81%.

Celle qui était jusque-là élue dans l'Essonne tentait pourtant de reprendre la circonscription de François Fillon, jugée "en or" pour la droite il y a encore quelques mois. En 2012, dans ce bastion historique de la droite qui regroupe une partie des 5e, 6e et 7e arrondissements de la capitale, François Fillon avait manqué de peu l'élection dès le premier tour, avec 48,62% des voix. Et au premier tour de la présidentielle, le candidat de la droite y était encore arrivé en tête devant Emmanuel Macron. 

Considérée comme "Macron-compatible", Nathalie Kosciusko-Morizet espérait ne pas avoir à affronter un candidat macroniste. Las ! Elle a finalement eu un adversaire de la majorité présidentielle face à elle, et a également dû affronter des candidatures dissidentes à droite, avec celles de Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement, arrivé en troisième position avec 9,17% au premier tour, et d'Henri Guaino, qui a obtenu 4,51%.

Déjà difficile pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la campagne de l'entre-deux-tours a également été troublée par l'agression dont la candidate LR a été victime. Jeudi 15 juin, Nathalie Kosciusko-Morizet a perdu connaissance et a été hospitalisée après avoir été prise à partie par un passant sur un marché parisien. 

Son résultat

Nathalie Kosciusko-Morizet a obtenu 45,47% des voix, soit près de dix points de moins que son adversaire macroniste, Gilles Le Gendre, qui totalise 54,53% des suffrages.  

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Sa réaction

"Ce soir, malgré un net sursaut des électeurs en faveur de ma candidature par rapport au premier tour, Gilles Le Gendre a remporté l'élection législative dans la 2e circonscription", a-t-elle commenté sur Facebook. "Je l'ai appelé pour le féliciter et je lui souhaite, ainsi qu'au Président de la République, de réussir pour la France ces cinq prochaines années. Les défis sont nombreux, et les attentes immenses."

Son avenir

Avant le premier tour, elle craignait, dans les colonnes du Parisien, que sa voix "ne s'éteigne" en cas de défaite. Dans l'entre-deux-tours, elle affirmait encore ne pas avoir de "plan B". "Je ne sais pas du tout ce que je vais faire si je ne gagne pas dimanche", confiait-elle sur LCI. Car Nathalie Kosciusko-Morizet jouait gros dans cette élection. Outre son siège de députée, l'élue municipale du 14e arrondissement pourrait aussi perdre la présidence du groupe LR au Conseil de Paris, en raison des vives critiques à son égard au sein de la droite parisienne.

"Je ferai comme beaucoup de Français, je chercherai un boulot, avait-elle donc avancé sur RTL. Je réfléchirai au meilleur moyen de me rendre utile et de faire en sorte que cette droite moderne, ouverte et pro-européenne puisse se faire entendre."