VIDEO. Elections européennes : l'adhésion de la Turquie, c'est pas si simple

Quatrième volet de notre série sur les programmes des partis avec l'UMP. Durant la campagne, la droite a rappelé son refus de voir la Turquie entrer dans l'Union européenne. Le processus est pourtant au point mort.

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CHRISTOPHE RAUZY / FRANCETV INFO
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Christophe RauzyFrance Télévisions

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Depuis que l'Europe a officiellement ouvert, en 2005, les discussions sur une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la question provoque de vifs débats sur le Vieux continent. A l'occasion des élections européennes, organisées dimanche 25 mai en France, les candidats de l'UMP ont rappelé leur opposition à ce nouvel élargissement. Au nom d'"une Europe qui assume son identité", le parti s'oppose à l'entrée dans l'UE d'un pays où 98% de la population est musulmane et qui partage une frontière avec la Syrie en guerre.

Au départ, l'idée de voir la Turquie adhérer à l'Europe est prometteuse. Cela permet, en effet, à l'UE d'intégrer un futur partenaire fort d'une population jeune et nombreuse, à la croissance florissante et aux débouchés alléchants vers l'Asie et le Moyen-Orient. Mais depuis, le processus d'adhésion est quasiment à l'arrêt. La faute à une situation politique tendue en Turquie, ou encore à des relations diplomatiques difficiles entre Ankara et Chypre, pays déjà membre de l'UE.

Un référendum en France pour trancher

Les discussions ont repris en octobre 2013, avant que la Turquie soit secouée par des manifestations et des accusations de corruption visant le pouvoir. François Hollande a, de son côté, rappelé que la décision d'intégrer la Turquie serait soumise à un référendum dans l'Hexagone, alors que plus de trois Français sur quatre y sont opposés d'après les derniers sondages.

Autant dire que, malgré l'existence d'un processus d'adhésion, sa réalisation semble très hypothétique. Comme l'explique Francetv info en images, elle est, en tout cas, bien plus compliquée que ne le prétendent ses adversaires.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, le 20 janvier 2014 à Bruxelles (Belgique).
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, le 20 janvier 2014 à Bruxelles (Belgique). (FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOP / SIPA)