Elections législatives 2017

La composition de l’Assemblée nationale sera connue le 18 juin 2017 au soir, au terme du dépouillement du vote du second tour des élections législatives. Ce scrutin est le quinzième destiné à désigner les députés depuis les débuts de la cinquième République. Il intervient dans un contexte totalement neuf à l’élection à la présidence de la République d’un candidat, Emmanuel Macron, a fait suite la formation d’un gouvernement  dirigé par Edouard Philippe, un membre des Républicains, aussitôt exclu de son parti, tandis que la République en marche, la formation électorale du nouveau président était donnée largement favorite, une position confirmée par son résultat au premier tour des élections législatives. Avec 32% des suffrages exprimés, elle est la première force politique du pays.

Les enjeux des élections législatives 2017


La campagne électorale
des législatives s’est bien sûr nourrie des engagements du nouveau président, comme la moralisation de la vie politique, qui a fait l’objet du premier texte produit par le nouveau gouvernement. Cet épisode a d’ailleurs prix d’autant plus de vigueur que Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires, a été pris dans une intense polémique concernant son activité passée dans une société mutuelle. Les promesses du nouveau président ayant trait à l’école (division par deux du nombre des élèves dans les classes des quartiers difficiles), à la gratuité des soins dentaires ou des lunettes, à la suppression de la taxe d’habitation, à la rénovation complète du régime social des indépendants (RSI) ont été moins discutées que sa volonté d’augmenter la CSG dont une bonne part des autres partis ont fait un thème de campagne.

 

Autre élément de contexte important : la volonté des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique a permis au nouveau président, Emmanuel Macron d’adopter une position internationale forte où il paru parfois s’exprimer au nom de l’Europe. Son pouvoir, souvent qualifié de « jupiterien » pour son style fort, joint à un traitement neuf de ses rapports à la presse, ont, au total achevé de donner un aspect neuf à sa façon de s’adresser à l’opinion. Rien n’a paru arrêter son mouvement, La République en marche pour obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Ni la polémique sur les activités passées de Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires, à la tête des Mutuelles de Bretagne, ni l’enquête ouverte à l’endroit du Modem soupçonné d’avoir utilisé des attachés parlementaires au sein de son personnel.

 

Parmi les forces politiques, la campagne de la présidentielle a laissé des traces avec des tensions internes manifestes au Front national ; un affaiblissement du Parti socialiste dont nombre des membres ou anciens membres ayant détenu des mandats électifs ont publiquement discuté d’une possible disparition ; une difficulté manifeste de la France insoumise à retrouver la dynamique que lui insufflait, seul, le candidat Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle. Dans ce paysage balayé par l’émergence d’En marche ! le parti les Républicains semble être le seul, bien qu’étant extrêmement affaibli, à pouvoir prétendre avoir une taille suffisante pour assumer un rôle dans l’opposition. Les projections sur la répartition des sièges de l’Assemblée nationale réalisées au soir du premier tour des élections législatives ont confirmé l’extrême domination de La République en marche qui se voient promettre, avec leurs alliés du Modem, plus de quatre cent sièges. Mieux : La République en marche peut même imaginer posséder à elle seule la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Cette fragmentation rappelle au fond le vote du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu le succès d’Emmanuel Macron, avec 24,01% des suffrages exprimés, devant Marine le Pen avec 21,3%. Lors de ce premier tour, les autres candidats ont obtenu, dans l’ordre, la part suivante des suffrages exprimés : François Fillon (20.01%), Jean-Luc Melenchon (19.58%), Benoît Hamon (6.36%), Nicolas Dupont-Aignan (4.7%), Jean Lassalle (1.21%), Philippe Poutou (1.09%), François Asselineau (0.92%), Nathalie Arthaud (0.64%).

Au second tour, Emmanuel Macron l’a emporté avec 66,1% des suffrages exprimés   sur Marine Le Pen (33,9%) mais, d’un tour à l’autre, le taux de participation est passé de 77,77%  à 74,56%. Quant aux bulletins blancs, ils représentent 8,51% des électeurs inscrits au second tour.

Lors de l’élection présidentielle 2012, François Hollande avait été élu président de la République avec 51,64 % des suffrages exprimés, contre 48,36 % pour Nicolas Sarkozy.

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Le second tour des élections législatives a lieu le 18 juin 2017. Il s'agit du quinzième scrutin destiné à désigner les députés depuis les débuts de la cinquième république. Le scrutin a lieu dans tous les bureaux de vote des 373 circonscriptions de métropole et des collectivités d’outre-mer où le siège de député reste à pourvoir. La plupart des bureaux ouvriront à 8 heures du matin et fermeront à 19 heures. Dans certaines grandes villes, des dérogations prévoient cependant une fermeture des bureaux à 20 heures, heure de publication des premiers résultats. Le candidat élu doit recueillir la majorité des suffrages exprimés. Les candidats devant s’inscrire pour chacun des tours, il est possible que certains de ceux autorisés à participer au second tour aient choisi de se retirer en appelant à voter pour l’un de leurs concurrents.