Voitures d'occasion : des fraudes relevées chez près de 50% des vendeurs

Le secteur de la vente de voitures d'occasion est épinglé dans la dernière enquête de la répression des fraudes. Sur un peu plus de 1400 établissements contrôlés en 2015, le taux d'infraction est proche des 50 %. Et toujours au détriment du consommateur.

(Arnaques au kilométrage, à la plaque d'immatriculation, au contrôle technique : la moitié des voitures contrôlées présentaient une infraction © MAXPPP Ludovic Petiot)
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Dominique LoriouRadio France

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D'après l'enquête de DGCCRF, la répression des fraudes, les marchands et négociants indépendants sont à l'origine du plus grand nombre d'infractions, comme les fausses premières mains. Certains vendeurs affichent cette mention au prétexte que le véhicule n'a été immatriculé qu'une seule fois. Un peu trop facile car depuis la mise en place du système d'immatriculation des véhicules, le numéro est définitif, de la mise en circulation jusqu'à la destruction de l'auto.

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L'autre spécialité du secteur est la minoration du kilométrage. A l'image de cette casse qui a vendu une automobile avec 55.000 km au compteur alors qu'elle en avait en réalité 347.000. 

La conclusion d'une vente sans remise du procès verbal du contrôle technique est un autre grand classique. Or, ce document doit obligatoirement être présenté au client avant la signature du bon de commande ou le versement d'un accompte. Attention enfin aux remises. Certains prennent pour référence le prix d'un véhicule neuf : c'est bien sûr illégal car les deux véhicules ne sont pas similaires. Mais c'est très efficace pour attirer le chaland qui croit du même coup faire une bonne affaire.

En France, il se vend quasiment trois voitures d'occasion pour une voiture neuve d'après Marie Taillard, chargée de communication à la DGCCRF. 

A la répression des fraudes, Marie Taillard appelle les consommateurs à la vigilance
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