VIDEO. Zoom sur les circuits courts

France 2 s'est penchée sur les circuits courts, pratique qui tend à supprimer les intermédiaires entre producteurs et consommateurs.

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FRANCE 2

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Les circuits courts s'engagent à supprimer les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Meilleur pour la santé, plus équitable, moins polluant et moins cher, le circuit court est tendance. Chefs de file dans le secteur des fruits et légumes, les Amap, Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne.

"Lorsqu'on a semé ces poireaux en mars, on savait déjà qu'on les avait vendus à 150 familles qui sont autour de nous. C'est le principe de l'Amap, où les consommateurs s'engagent à l'avance à financer toute la production d'une ferme", commente Florent Sebban, maraîcher en Haute-Saône. Dans son village, les clients reçoivent chaque semaine un panier d'au moins 12 fruits et légumes bio.

"C'est ça, l'agriculture de proximité, on est à 300 mètres des gens qui vont manger nos légumes cette semaine", commente le maraîcher lors de sa livraison. Quant au prix, "c'est très raisonnable. On n'a pas le déplacement. On a envie de chercher nos légumes, on vient à pied", s'enthousiasme un jeune homme. "C'est des produits de saison, de qualité et qui viennent du coin", poursuit une cliente. Dans le panier, 10 kg de légumes bio qui varient avec les saisons. Le prix, lui, ne change pas : 18 euros.

En finir avec la grande surface traditionnelle

Ailleurs, des agriculteurs se sont regroupés pour vendre leurs produits dans un même magasin. Vingt-sept agriculteurs travaillent chacun un jour par semaine dans cet espace qui ressemble à une supérette. Tout est récolté à moins de 80 kilomètres. Ici, le panier, pas toujours bio, est facturé 16,99 euros.

Le circuit court a tellement le vent en poupe que la grande distribution a, à son tour, créé une enseigne spécialisée, O'tera. L'idée : faire cohabiter circuits courts et circuits traditionnels. Antilles, Espagne, Équateur... 28% des produits vendus ici ne sont pas issus des circuits courts. Objectif : attirer une nouvelle clientèle pas encore prête à acheter ses produits directement à la ferme, mais qui veut en finir avec la grande surface traditionnelle.

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Eric Le Bian, agriculteur installé à Taulé, dans le Finistère, lundi 22 septembre 2014.
Eric Le Bian, agriculteur installé à Taulé, dans le Finistère, lundi 22 septembre 2014. (CAROLE BELINGARD / FRANCETV INFO )