Un millier de manifestants bloquent la RN165 à hauteur du portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), le 26 octobre 2013.
Un millier de manifestants bloquent la RN165 à hauteur du portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), le 26 octobre 2013. (FRED TANNEAU / AFP)

Des scènes de guérilla ont embrasé les collines bretonnes, samedi 26 octobre. Plusieurs personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans des heurts entre les forces de l'ordre et les manifestants contre l'écotaxe dans le Finistère.

Ces derniers demandent un report de cette nouvelle taxe pour les camions qui doit être mise en place au 1er janvier. Ils se sont rassemblés à l'appel du "collectif pour l'emploi en Bretagne". Dans leurs rangs se trouvent des salariés d'entreprises en difficulté comme Gad SAS et des agriculteurs.

Un millier de manifestants

Les protestataires sont arrivés en force en fin de matinée avec quelque 250 camions, des tracteurs et des remorques remplies de pneus, de choux-fleurs, d'oeufs et de bottes de paille. Ils étaient environ un millier.

Leur cible : le portique de Pont-de-Buis, qui doit permettre de contrôler le passage des poids-lours soumis à l'écotaxe. Installé sur la RN165, une quatre-voies reliant Brest et Quimper, il est le dernier des trois installés dans le département encore en état de fonctionner.

Projectiles contre gaz lacrymogène

Les manifestants, dont certains encagoulés, ont lancé l'assaut en début d'après-midi vers les 150 gendarmes mobiles déployés sur les lieux, jetant des pneus en feu et d'autres projectiles. Des gaz lacrymogènes ont fusé depuis l'autre camp.

Un homme a eu la main arrachée et a été évacué par hélicoptère. Selon des témoins, il a tenté de prendre à la main une grenade envoyée par les forces de l'ordre pour disperser les manifestants. Un autre manifestant a été blessé plus légèrement au cou par un tir de flashball, et un gendarme mobile a été blessé légèrement par un projectile.

Les affrontements ont duré tout l'après-midi, avant de se calmer dans la soirée.  Les derniers manifestants ont quitté les lieux peu avant minuit. Mais ils n'entendent pas renoncer : Olivier Billon, président des Jeunes agriculteurs (JA) du Finistère, a donné "rendez-vous samedi prochain à Quimper pour le rassemblement régional".