Uber accepte de rencontrer les chauffeurs VTC, les grévistes sur leur garde

La société Uber a annoncé, vendredi, qu'elle comptait rencontrer le secrétaire d'État chargé des Transports ainsi que les représentants des VTC grévistes. Mais ceux-ci demeurent méfiants vis-à-vis de leur employeur.

Manifestation des VTC, le 15 décembre 2016, porte Maillot, à Paris
Manifestation des VTC, le 15 décembre 2016, porte Maillot, à Paris (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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franceinfoRadio France

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La société Uber a annoncé par communiqué, dans la soirée du vendredi 16 décembre, qu'elle souhaitait contacter "immédiatement" les représentants des chauffeurs VTC grévistes. "On attend de voir en fait ce que ça va donner parce qu'on connaît la communication d'Uber, on n'est pas dupes. On va voir si ça va réellement aboutir sur des vraies négociations", a réagi, samedi, sur franceinfo, Helmi Mamlouk, président de l'association CAPA-VTC.

La société de VTC a également demandé à être reçue par le secrétaire d'État en charge des Transports, Alain Vidalies, pour "éclaircir tous ces points et répondre aux interrogations". Elle souhaite ainsi "démontrer son engagement auprès des chauffeurs".

Une nouvelle mobilisation samedi

"Nous comptons rester fermes sur des demandes qui ont été clairement chiffrées, notamment sur le prix de la course et sur la commission qui est prise par Uber qui est absolument honteuse : c'est plus d'un quart du chiffre d'affaires réalisé par le chauffeur qui va chez Uber" a expliqué Helmi Mamlouk. Le gréviste poursuit, "il y a d'autres demandes concernant tout ce qui est désactivation des chauffeurs : il y a énormément de chauffeur qui se font désactivés arbitrairement."

"Nous restons fermes tant que nous n'avons pas obtenu satisfaction" affirme le président de l'association CAPA-VTC
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Les chauffeurs s'étaient mobilisés une première fois jeudi pour faire entendre leurs revendications, mais avaient décidé d'observer une trêve de 24 heures vendredi, suivie d'une nouvelle mobilisation samedi midi, de la porte Maillot à Paris aux aéroports de Roissy et d’Orly.

"Nous avons l'autorisation de se rassembler. Donc on reste attentifs, tant qu'on n'est pas reçus, tant qu'on n'a pas obtenu ce que l'on souhaite, on reste fermes sur nos revendications" conclut Helmi Mamlouk.