La Fondation Brigitte Bardot et les chasseurs unis contre le trafic d'animaux

Une défense d'éléphant, des mâchoires de requin ou encore un crocodile empaillé : la Fondation Brigitte Bardot a remis des objets peu courants à l'Office de la Chasse et de la Faune Sauvage. Objectif : mieux lutter contre les trafics.

Des objets très rares ont été légués à l'Office de la Chasse et de la Faune Sauvage.
Des objets très rares ont été légués à l'Office de la Chasse et de la Faune Sauvage. (Anne-Laure Barral.)
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C'est un héritage inhabituel que la Fondation Brigitte Bardot a remis ce lundi à Paris à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) : un crocodile empaillé, un collier de vertèbres, des objets en ivoire... Le but ? Former les agents, pour mieux lutter contre le trafic d'animaux sauvages. 

Ces ivoires, ces carapaces de tortues, ces os ou dents sont très rares. Leur commercialisation est très encadrée, voire interdite, mais il n'est pas toujours facile de les reconnaître. "Jusqu'à récemment, nous nous formions sur photos", explique Ismaël-Alexandre Costa, chef de brigade à l'ONCFS. Ces pièces vont donc être transférées au centre de formation de l'Office de la Chasse, à Orléans. Elles y seront étudiées de près par les 250 agents, chargés de repérer ces objets. 

Jusqu'à récemment, nous nous formions sur photos

Ismaël-Alexandre Costa, de l'ONCFS

"Cela va permettre d'affûter leur expertise et leur diagnostic. Parce que sur le terrain, il ne faut pas hésiter avant de prendre des décisions qui peuvent avoir des conséquences juridiques importantes" complète le directeur général de l'Office de la chasse, Jean-Pierre Poli.

Les défenseurs des animaux, main dans la main avec les chasseurs

L'alliance n'est pas courante. Mais cette fois, la Fondation Brigitte Bardot espère bien faire progresser sa cause, en léguant ces lots aux chasseurs. Elle a récupéré ces objets grâce au don d'une personne âgée décédée.

Aujourd'hui, le trafic des animaux sauvages représente jusqu'à 20 milliards de dollars par an dans le monde, soit 17,8 milliards d'euros