TGV : des portiques anti-fraude

La SNCF intensifie sa lutte contre les fraudeurs. Des portails automatiques ont été installés à la gare Montparnasse. Seuls les détenteurs d'un titre de transport auront accès aux quais de TGV. Une expérience appelée a être étendue aux 13 principales gares du territoire.

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Dès mardi 3 avril, à la gare Montparnasse à Paris, il faudra passer par des portiques pour prendre le train. Des portes électroniques sur lesquelles il faut placer le billet sur le lecteur pour ouvrir les portes. Un dispositif anti-fraude qui semble convaincre certains usagers. "C'est un peu contraignant, mais si ça améliore la sécurité pourquoi pas", explique l'un d'entre eux. Ces portiques seront progressivement étendus aux 13 autres grandes gares françaises comme Nantes, Lyon ou Marseille. Coût de l'investissement pour la SNCF, plus de 15 millions d'euros. Une goute d'eau par rapport au montant total de la fraude : 300 millions d'euros de manque à gagner chaque année, dont un tiers uniquement sur le TGV. Des contrôles en moins dans le train c'est, selon la SNCF, plus de temps accordé aux voyageurs.

Une contrainte supplémentaire pour des associations d'usagers

Pour les associations d'usagers, ces portiques sont, au contraire, une contrainte supplémentaire. "Ça complique la vie des gens, car les familles ne pourront plus accompagner leurs proches dans le train. Pour les handicapés ou les personnes avec des bagages, le passage du portique est plus compliqué", précise Bruno Gazeau, de la fédération nationale des associations d'usagers des transports. Pour les personnes qui auront besoin d'assistance, la SNCF s'engage à laisser du personnel au début du quai.

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Des portiques anti-fraude sont testés sur les quais de la gare Montparnasse, à Paris, le 14 janvier 2016.
Des portiques anti-fraude sont testés sur les quais de la gare Montparnasse, à Paris, le 14 janvier 2016. (MAXPPP)