Du caviar au wagon bar : la SNCF reconnaît 3,6 millions d'euros de frais pour l'inauguration des LGV vers Bordeaux et Rennes

Selon Mobilettre, la compagnie ferroviaire aurait dépensé un total de six millions d'euros pour le lancement des deux lignes à grande vitesse Paris-Bordeaux et Paris-Rennes, le week-end du 1er et 2 juillet.

Inauguration de la LGV Paris-Bordeaux, le 1er juillet 2017.
Inauguration de la LGV Paris-Bordeaux, le 1er juillet 2017. (LAURENT THEILLET THEILLET LAURENT / MAXPPP)
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Raphaël EbensteinfranceinfoRadio France

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L'inauguration des deux Lignes à grande vitesse (LGV), le week-end du 1er et 2 juillet, aurait coûté six millions d'euros à la SNCF, selon la lettre spécialisée Mobilettre. Ces dépenses engloberaient les frais de communication et les frais de réception des invités. Certains se sont vus offrir une dégustation de caviar. La société ferroviaire conteste ce montant.

La SNCF estime qu'elle a dépensé 6,3 millions d'euros depuis le mois d'avril, pour l'ensemble du plan de communication autour des deux LGV (Paris-Bordeaux et Paris-Rennes). Sur cette facture, 3,6 millions d'euros sont imputables au week-end inaugural qui s'est déroulé au début du mois de juillet. Ce montant est qualifié de "raisonnable" en interne et correspond à 0,05% du budget global des lignes.

Du caviar de Gironde pour les invités VIP

Samedi 1er juillet, pour l'inauguration, les invités VIP du train Paris-Bordeaux ont pu déguster du caviar. La SNCF précise qu'il s'agit d'un partenariat avec un producteur local d'Aquitaine, tout en reconnaissant le côté "ostentatoire" de cet événement.

La société ferroviaire rappelle que cette inauguration correspond à un investissement commercial permettant d'économiser sur les dépenses de publicité. 250 journalistes étaient présents à bord du train, l'événement a fait l'objet d'une importante revue de presse internationale. "Il n'y a ni motif, ni matière à alimenter une polémique", estime un responsable syndical de la SNCF. Un autre souligne que de ces dépenses sont "paradoxales", parce que la LGV Paris-Bordeaux sera déficitaire de 90 millions d'euros cette année.