Perquisition surprise d'Uber France : une "tentative d'intimidation" ?

Alors que 250 chauffeurs d'UberPop ont déjà été verbalisés depuis le début de l'année, les locaux d'Uber France ont été longuement perquisitionnés lundi.

(L'application pour smartphones UberPop dans le collimateur de la justice © MAXPPP)
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Radio France

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 Pendant six heures lundi vingt-cinq  policiers ont perquisitionné les locaux d'Uber France dans le XIXe arrondissement de Paris. La plupart des 45 salariés ont été priés de collaborer, de fournir différents documents. Les enquêteurs ont aussi saisi des téléphones portables destinés aux chauffeurs d'Uber.

Du travail au noir déguisé

Cette perquisition intervient dans le cadre d'une enquête ouverte il y a plusieurs mois concernant le service UBER Pop service que le gouvernement  juge illégal et  assimile à du travail au noir déguisé au regard de la loi Thevenoud entrée en vigueur le premier janvier. UberPop c'est un service de véhicule avec chauffeur low cost. D'autres le décrivent comme un service de covoiturage puisqu'il permet à des automobilistes lambda - ils sont un millier rien qu'en Ile de France - de proposer leur service de chauffeur à temps partiel ou à temps complet à condition d'avoir juste trois ans de permis, un casier judiciaire vierge et un certificat médical. Un moyen pour des retraités étudiants ou chômeurs d'arrondir les fins de mois en ces temps de crise. UberPop avec ses 500.000 usagers s'attire les foudres des chauffeurs de taxis qui crient à la concurrence déloyale.

Une "tentative d'intimidation"

Cette perquisition, la direction d'Uber France la considère, je cite, comme une "tentative d'intimidation" de la part des autorités. Alors que depuis le premier janvier, 250 chauffeurs d'UberPop ont été verbalisés un peu partout en France.