VIDEO FRANCE 3. "Je ne peux que regretter ce geste", témoigne le salarié réintégré chez Air France après l'affaire de la "chemise arrachée"

Délégué syndical, le salarié a appris jeudi que l'inspection du travail annulait son licenciement. 

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"Je me suis senti revivre." Ce délégué syndical CGT d'Air France a appris, jeudi 21 janvier, que son licenciement était refusé par l'inspection du travail. Ce salarié avait été licencié après les violences durant le comité central d'entreprise du groupe aérien le 5 octobre, au cours desquelles un DRH avait été violenté. 

La direction l'accusait d'avoir "poussé et bousculé un autre salarié" vers le DRH, dont la chemise avait été arrachée. Pour l'inspection du travail, "il est impossible de déterminer avec certitude" s'il "bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté" et donc de le licencier pour cette raison. 

"Bien sûr, j'ai toujours envie de travailler pour Air France"

"Enfin, l'administration a vu qu'il n'y avait aucune faute lourde", explique le salarié au micro de France 3. Pour autant, il ne nie pas en bloc les faits qui lui sont reprochés. "Je ne peux que regretter mon geste", explique-t-il. Et le délégué syndical d'affirmer qu'"en aucun cas, (il) ne voulait atteindre le DRH, ni le faire tomber, encore moins le blesser"

Son licenciement rejeté, il compte retourner travailler, "après trois mois à la maison sans rien faire, sans salaire". Air France a déposé un recours mais celui-ci n'étant pas suspensif, le salarié peut immédiatement reprendre le chemin de l'aéroport. Ce qu'il entend faire "dès ce soir". "Bien sûr, j'ai toujours envie de travailler pour Air France", assure-t-il. 

Le DRH d'Air France, Xavier Broseta, escalade une grille pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015, au siège de la compagnie, à Roissy.
Le DRH d'Air France, Xavier Broseta, escalade une grille pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015, au siège de la compagnie, à Roissy. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)