Une boutique de création textile de Lille (Nord) refuse de s'associer à la vague des "Bonnets rouges". Elle recevait de petites commandes jusqu'au jour où Fares Hamida, le créateur, a reçu une commande de bonnets rouges pour un particulier. Il s'est aperçu qu'ils étaient destinés à Minute, pour une campagne d'abonnements au journal d'extrême droite. Il n'a pas donné suite à la commande et a suspendu la ligne de fabrication.

"Je n'ai pas forcément envie de continuer à en vendre pour le moment, ça a une connotation plus révolutionnaire, ce n'est plus le même mouvement qu'au départ", affirme Farès Hamida, gérant et fondateur de La Cie Vantis, à nos confrères de France 3. Sur le site de l'entreprise, les bonnets en question étaient proposés à la vente sous le nom de "bonnet marin rouge du Léon", "tricoté dans nos ateliers en Bretagne".

Farès Hamida et ses bonnets, à Lille, le 13 novembre 2013. 
Farès Hamida et ses bonnets, à Lille, le 13 novembre 2013.  (MAXPPP)