The Independent sort sa dernière version papier

Au Royaume-Uni, un journal disparaît. The Independent sort aujourd’hui sa dernière version papier. Le titre continuera à exister en ligne mais cette petite mort symbolise la crise de la presse britannique, l’une des plus puissantes au monde, qui ne cesse de perdre des lecteurs.

(L’Independent tirait pourtant à plus de 400.000 exemplaires dans les années 80 © Reuters)
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 The Independent n’est pas mort, assure son propriétaire Evgueni Lebedev. Le titre continuera à vivre en ligne mais une centaine de ses 160 journalistes devraient perdre leur emploi et on parle de réduction de salaires de moitié pour les rescapés…  Difficile de croire à un avenir doré pour l’Independent qui tirait pourtant à plus de 400.000 exemplaires dans les années 80, dix fois moins ces derniers temps.

 

Au Royaume-Uni comme ailleurs, les journaux se vendent moins : la publicité papier s’effondre.  Et les sites internet, malgré d’énormes audiences, ne rapportent pas assez d’argent. Le Guardian vient d’annoncer la suppression de 250 postes et une remise en cause du tout-gratuit.

 

A l’inverse, le Sun, qui vend encore près de 2 millions d’exemplaires par jour, n’est plus payant en ligne. Les journaux se diversifient, parfois dans des domaines qui n’ont rien à voir avec leur métier. Le Sun lance par exemple un site de paris. En clair, la puissante presse britannique, pionnière à bien des égards, n’a pas encore trouvé la bonne formule.