Orange et Bouygues Telecom confirment des "discussions" sur un rapprochement

La réussite d'une éventuelle fusion entraînerait le passage de quatre à trois opérateurs de téléphonie dans l'Hexagone.

Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom (G), aux côtés d'Emmanuel Macron et d'Axelle Lemaire, ministre de l'Economie et secrétaire d'Etat au Numérique, le 16 juillet 2015 à Paris.
Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom (G), aux côtés d'Emmanuel Macron et d'Axelle Lemaire, ministre de l'Economie et secrétaire d'Etat au Numérique, le 16 juillet 2015 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)
France Télévisions

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La France pourrait bientôt passer de quatre à trois opérateurs de téléphonie. Mardi 5 janvier, Orange et Bouygues ont confirmé dans deux communiqués distincts être en "discussions" en vue d'un rapprochement entre l'opérateur historique et Bouygues Telecom. Les deux géants français des télécoms n'avaient d'ailleurs jamais franchement démenti les révélations de la presse publiées depuis près d'un mois.

Le groupe dirigé par Martin Bouygues confirme qu'"un accord de confidentialité a été signé ce jour par Bouygues et Orange". Orange évoque pour sa part "la reprise de discussions préliminaires avec le groupe Bouygues". Mais "à ce jour, aucune décision n'a été prise et rien ne garantit l'issue de ces discussions préliminaires", assure toutefois Bouygues.

Le nouveau groupe dépasserait les 50% de part de marché

L'opération prévoit qu'Orange absorbe son concurrent, selon les informations du JDD. Bouygues Telecom serait alors valorisé à environ 10 milliards d'euros. Le premier se serait engagé à ne pas procéder à des licenciements chez le second. Bouygues détiendrait 15% du nouvel ensemble. La participation de l'Etat serait diluée et se retrouverait légèrement sous la barre des 20%, mais il resterait tout de même le premier actionnaire du nouvel ensemble.

Le nouveau groupe ferait face à SFR-Numericable et Free sur le marché hexagonal, l'un des plus concurrentiels d'Europe. Surtout, il dépasserait les 50% de part de marché, ce qui renforcerait la position d'Orange, déjà numéro un du secteur avant l'opération. La réussite de ce rapprochement Orange-Bouygues reste cependant suspendue à son acceptation par les autorités de la concurrence en France et en Europe. Un obstacle qui pourrait pousser le gouvernement à faire pression, voire à prendre en main le dossier.