La CGT lance une mobilisation nationale pour "la reconquête de l'industrie"

Journée de mobilisation nationale ce 21 mars, à l'appel de la CGT. Le syndicat appelle à se rassembler partout en France pour "la reconquête de l'industrie et des services publics".

Grève des salariés de la société Kem One sur le site de Saint-Fons, le 11 décembre 2013.
Grève des salariés de la société Kem One sur le site de Saint-Fons, le 11 décembre 2013. (MAXPPP)
logo
Raphaël EbensteinfranceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

"Pour la reconquête de l'industrie et des services publics", c'est le mot d'ordre de la journée de mobilisation lancée le 21 mars, à l'appel de la CGT. Cet appel qui devrait se traduire par des débrayages, des grèves ou des rassemblements à travers la France. À Paris, une manifestation est prévue à 14 heures. La CGT fustige l'absence de politique industrielle d'État. Même si la mobilisation s'annonce modeste, le syndicat souhaite au moins, interpeller les candidats à la présidentielle, à un mois du premier tour.

L'industrie a perdu 750 000 emplois en dix ans

Pour mener cette "reconquête industrielle", la CGT réclame plusieurs mesures : six milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires chaque année, le conditionnement des aides aux entreprises (type CICE), des efforts dans le domaine de la recherche et du développement, ou encore un droit de veto pour les comités d'entreprise contre les plans de suppressions d'emplois. Le secteur a perdu 750 000 emplois en dix ans, selon les calculs du syndicat.

L'exemple de l'industrie à l'allemande

Pour Marie-Claire Cailletaud, responsable des questions industrielles à la CGT, "on ne résoudra pas les questions du chômage, les questions économiques et environnementales, si on a pas un appareil industriel fort."  La syndicaliste rappelle aussi, "qu'aujourd'hui, on importe 60% de nos besoins. C'est quelque chose qui fait qu'on a un déficit structurel de la balance commerciale..."  A contrario, aux yeux de la CGT, il y a sans doute l'exemple allemand à observer, où la part de l'industrie dans le PIB représente 22%, soit quasiment le double de la France. Et un pays où l'excédent commercial a atteint près de 253 milliards d'euros l'an passé, un record historique.