Rwanda : une locomotive économique

Le président du Rwanda, Paul Kagamé, a été réélu pour un troisième mandat avec un score de plus de 98 % des voix sans surprise. Malgré un régime répressif dénoncé par ses opposants en exil, celui qui dirige le pays d'une main de fer depuis plus de 23 ans peut se targuer d'un bilan économique très positif.  

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C'est un objectif que le Rwanda poursuit à marche forcée : avec 8% de croissance ne moyenne ces quinze dernières années, ce petit pays entend devenir la locomotive du développement sur le continent africain et attirer à tout prix les investisseurs étrangers. La zone industrielle, sortie de terre il y a quatre ans, commence à se remplir d'usines. C'est ici notamment que s'assemble le premier ordinateur fabriqué en Afrique.

Le rôle de la RDB

C'est une entreprise sud-américaine qui a fait ce pari de produire des ordinateurs au Rwanda à 200 euros pièce environ. Ils sont prêts à être livrés au Rwanda et partout en Afrique. L'entreprise a profité d'avantages fiscaux et d'un marché public gagné avec l'État du Rwanda pour s'installer sur le continent africain. Parti de rien il y a vingt ans à la sortie du génocide, le Rwanda se veut aujourd'hui le paradis des affaires sur le continent africain. "L'Agence de développement du Rwanda, la RDB, est l'instrument de la réalisation de ce rêve", conclut Marc de Chalvron, en direct de Kigali (Rwanda).   

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Un rapport d\'experts de l\'ONU publié en juin affirme que le Rwanda faisait du commerce de minerais avec les anciens du CNDP et qu\'il soutient maintenant le M23, en leur fournissant armes et munitions. Le Rwanda dément. Mais plusieurs pays, dont les Etats-Unis, alliés du président rwandais Paul Kagame, ont retiré leur aide au pays. Des ONG ont aussi pointé du doigt l\'Ouganda. Sur cette photo, le président rwandais lorsqu\'il avait été reçu en septembre 2011 à l\'Elysée par Nicolas Sarkozy.
Un rapport d'experts de l'ONU publié en juin affirme que le Rwanda faisait du commerce de minerais avec les anciens du CNDP et qu'il soutient maintenant le M23, en leur fournissant armes et munitions. Le Rwanda dément. Mais plusieurs pays, dont les Etats-Unis, alliés du président rwandais Paul Kagame, ont retiré leur aide au pays. Des ONG ont aussi pointé du doigt l'Ouganda. Sur cette photo, le président rwandais lorsqu'il avait été reçu en septembre 2011 à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. (FRED DUFOUR / AFP)