Le président de la Capeb espère construire la simplification du compte pénibilité "avec le gouvernement"

Patrick Liébus, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, appelle à la simplification du compte pénibilité. 

Emmanuel Macron pose avec son gouvernement à l\'issue du premier Conseil des ministres, à l\'Elysée, jeudi 18 mai 2017. 
Emmanuel Macron pose avec son gouvernement à l'issue du premier Conseil des ministres, à l'Elysée, jeudi 18 mai 2017.  (PHILIPPE WOJAZER / POOL)
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franceinfoRadio France

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Le gouvernement va se donner "jusqu'à la fin de l'année" pour simplifier le compte pénibilité. C'est ce qu'a annoncé, mardi 30 mai, le Premier ministre, Edouard Philippe, au journal de 20h sur France 2.

Une annonce satisfaisante pour Patrick Liébus, le président de la Capeb, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment joint par franceinfo. Il "espère que la simplicité, on pourra la construire avec le gouvernement".

"La prévention" comme priorité 

Le compte pénibilité était vraiment "trop compliqué à mettre en place", une "usine à gaz", dénonce Patrick Liébus. Une des priorités, c'est "la prévention", dit-il. Il faut travailler en amont sur "les équipements, les conditions de travail" et pour les salariés qui exercent un métier encore plus physique, ils auraient la "possibilité de partir avant" via ce compte pénibilité, "avec un système beaucoup plus simple et plus juste". Une petite entreprise artisanale "n'a pas de service pour gérer de telles complications" liées au compte pénibilité, dans l'état actuel, regrette-t-il.

Patrick Liébus aborde également la question du financement "avec un système de solidarité" où les "entreprises du public et du privé cotiseraient une part très infime pour permettre aux salariés qui ont des activités plus physiques de partir avant".

Le compte pénibilité, une des mesures de la loi El Khomri, fonctionne avec un système de points. Des points qui permettent aux salariés qui exercent des métiers difficiles de partir à la retraite plus tôt ou de travailler à temps partiel.

Patrick Liébus prône un système plus simple
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