Orange et Bouygues Télécom confirment des "discussions" sur un rapprochement

Orange et Bouygues Télécom ont confirmé ce mardi matin avoir engagé des "discussions préliminaires" en vue d'un rapprochement.

(Orange et Bouygues Télécom ont entamé des "discussions préliminaires" en vue d'un rapprochement © MaxPPP)
Radio France

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Orange précise dans un communiqué que ces discussions ne sont "pas contraintes par un calendrier particulier et ne s'engagent pas sur un schéma prédéfini" . Bouygues, de son côté, confirme la signature d'un accord de confidentialité avec l'opérateur historique.

"A ce jour, aucune décision n'a été prise et rien ne garantit l'issue de ces discussions préliminaires. En fonction de leur évolution, de plus amples informations seront communiquées en temps utile" , ajoute le groupe de BTP. 

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Cela faisait plusieurs semaines que des rumeurs sur le rapprochement des deux opérateurs circulaient dans la presse. En cas de succès des discussions, une éventuelle fusion serait d'abord soumise à l'acceptation des autorités de concurrence en France et à Bruxelles. Cette union créerait en effet un mastodonte de la téléphonie, qui détiendrait près de la moitié du marché. 

Quelles conséquences pour les consommateurs ?

"C'est une question complexe et tout dépendra des conditions dans lesquelles l'opération sera montée" , analyse Yves Gassot, directeur de l'organisme indépendant sur les télécommunications (Idat), joint par France Info. "D'un côté, on laisse entendre que moins on a d'opérateurs, plus les prix peuvent avoir tendance à monter . D'un autre côté, si on veut des opérateurs qui investissent rapidement dans le déploiement de la fibre optique ou de la 4G, il faut des acteurs puissants."

"Une certaine consolidation peut représenter in fine un avantage pour les consommateurs", estime Yves Gassot (Idat)
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Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange, s'y montre a priori favorable : "Il a été largement démontré qu'il y avait un opérateur de trop en France , assure-t-il. Les autres pays européens n'ont que trois opérateurs."

"N'avoir que trois opérateurs est largement suffisant et permet des investissements à un niveau important", souligne Sébastien Crozier
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D'autres syndicats ne sont pas sur la même ligne. Pour Azzam Ahdad, délégué CFDT chez Bouygues Télécom, ce rapprochement se fera au détriment des salariés : "L'inquiétude concerne toujours les doublons."

"Nous voulons des garanties écrites pour les emplois", explique Azzam Ahdad
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En juin dernier, Martin Bouygues avait rejeté une offre du patron d'Altice (SFR-Numericable), Patrick Drahi.