Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, est mort à l'âge de 62 ans

Nommé conseiller d'Etat en 2015, il était hospitalisé depuis un mois.

Rémy Pfimlin, alors président de France Télévisions, le 7 juillet 2010 à Paris. 
Rémy Pfimlin, alors président de France Télévisions, le 7 juillet 2010 à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)
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Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, est mort à l'âge de 62 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé son entourage auprès de plusieurs médias, dont franceinfo, samedi 3 décembre. Il était hospitalisé depuis un mois à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. 

Petit-neveu de Pierre Pflimlin, président du Conseil en mai 1958, Rémy Pflimlin, né à Mulhouse (Haut-Rhin), a commencé à travailller dans le secteur de la presse, notamment pour Jours de France et les Dernières Nouvelles d'Alsace, avant d'occuper différents postes de direction au sein du quotidien L'Alsace. 

"Un homme engagé, chaleureux et accessible"

Ce diplômé d'HEC a ensuite dirigé la chaîne France 3 (1999-2005), où il lance notamment le feuilleton "Plus belle la vie". Il a également dirigé les Nouvelles messageries de la presse parisienne, principale société chargée de la distribution de la presse. En 2010, il devient le premier président de France Télévisions à être nommé directement par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. En 2015, candidat malheureux à sa succession, il doit céder son poste à Delphine Ernotte. Il est alors nommé "conseiller d'Etat en service extraordinaire".

"La présidente de France Télévisions, la direction et les salariés (du groupe) sont bouleversés d'apprendre la disparition de Rémy Pflimlin", ont-ils fait savoir dans un communiqué, saluant "un homme engagé, chaleureux et accessible". Sur Twitter, Michel Field, le directeur de l'information de France Télévisions, salue un "homme d'ouverture et de dialogue, profondément attaché aux valeurs du service public".

"Il nous a offert beaucoup de liberté"

Sur le réseau social, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a également rendu hommage à son "ancien collègue et ami. Un homme de médias amoureux de musique, chaleureux et plein d'humanité".

Hervé Brusini, directeur de l'innovation et de la diversité à France Télévisions, s'est dit "abasourdi" en apprenant la disparition de Rémy Pfimlin. "Il m'avait envoyé un SMS il y a cinq jours me disant, avec beaucoup d'humour, qu'il était dans les bras de la médecine, confie-t-il à franceinfo. Rémy était quelqu'un de souriant, qui aimait la vie, la bonne bière et la bonne chère. J'ai longuement travaillé avec lui, notamment à France 3. Il nous a offert beaucoup de liberté et nous a aidés à lancer 'Pièces à conviction'."

Dans un communiqué, le président François Hollande a rendu hommage à un homme qui "cachait derrière sa discrétion assumée un engagement profond pour la culture et notamment pour la musique".