Pologne : les conservateurs au pouvoir mettent les médias au pas

C'est une chasse aux sorcières en Pologne, où depuis janvier et une nouvelle loi concernant les médias, il y a une vague de licenciements sans précédent pour étouffer les critiques. Le président polonais a été convoqué ce lundi 18 janvier par l'UE.

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France 3

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Le patron de la radio publique polonaise est devenu un simple auditeur. Kamil Dabrowa a été renvoyé pour avoir contesté la nouvelle loi sur les médias publics. Selon lui, elle soumet les médias publics polonais au contrôle direct du gouvernement. Les télévisions publiques sont aussi concernées. Par peur de représailles, rares sont les journalistes qui acceptent de parler à France 3. Jacek Tacik, reporter de la première chaîne, vient d'être écarté. En septembre, il a été agressé par la police hongroise au cours d'un reportage sur les migrants, peu appréciés en Hongrie. Mais ce pays est devenu un allié du nouveau gouvernement de la Pologne.

La culture après la presse ?

Plusieurs dizaines de journalistes ont été écartés, tous ces changements provoquant la stupéfaction de certains Polonais. Une partie de l'opinion a manifesté, mais le gouvernement est passé en force. C'est lui qui nomme et révoque les patrons des chaînes publiques. Et la mainmise du pouvoir ne se limite pas à la presse. Justice, service secret, fonction publique et peut-être bientôt le milieu artistique, qui redoute une politique culturelle basée sur la morale religieuse et le patriotisme.

 

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