"On veut de la folie, de l’irrévérence ! " : "Charlie Hebdo" lance son prix littéraire pour les jeunes

Ouvert à tous les francophones âgés de 12 à 22 ans, quel que soit leur pays de résidence, ce prix est lancé, cette année, avec pour thème : "Et si on remplaçait le bac par..."

La une de "Charlie Hebdo", le 4 janvier 2016. 
La une de "Charlie Hebdo", le 4 janvier 2016.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)

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"Aider des jeunes à se décoincer, à un âge où tout est encore possible." Charlie Hebdo lance un prix littéraire qui récompensera les textes inédits les plus drôles écrits par des collégiens, lycéens et étudiants sur un thème donné, a annoncé, lundi 22 février, l'hebdomadaire satirique.

Ouvert à tous les francophones âgés de 12 à 22 ans, quel que soit leur pays de résidence, il aura pour thème cette année "Et si on remplaçait le bac par...". Si vous êtes intéressés, sachez que le texte proposé doit être composé en français avec, minimum, 1 500 signes, et maximum 4 000 signes, espaces compris et posté sur le site internet du Prix Charlie avant le 30 avril à 23h59. Le public départagera ensuite les dix finalistes, lors d'un vote ouvert du 12 au 26 mai. Les noms des trois lauréats, qui recevront une bourse de 1 000 euros, seront dévoilés dans le Charlie Hebdo du 1er juin.

Prouver que l'esprit de Rabelais et de Desproges est vivant

"En janvier-février 2015", après l'attaque meurtrière contre Charlie, "nous avions reçu beaucoup de dessins de jeunes, souvent spontanés, avec un ton très libre. Ce prix est une façon de continuer le dialogue entre cette génération et Charlie, un journal que beaucoup ont découvert au moment des attentats", explique le patron de l'hebdomadaire satirique, le dessinateur Riss, dans une interview au Parisien. Charlie est un journal qui ose. Nous avons envie de transmettre ce goût, d'aider des jeunes à se décoincer, à un âge où tout est encore possible."

Alors que faudra-t-il écrire pour séduire le jury composé de collaborateurs, dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo, dont Riss et la dessinatrice Coco ? "On veut de la folie, de l'originalité, de l'irrévérence !... Car il est indispensable de prouver que l'esprit de Rabelais et de Desproges est vivant et il n'est pas question de laisser le monopole des lettres françaises aux sinistres", a expliqué à France Info, partenaire du prix, Iégor Gran, collaborateur à Charlie Hebdo et initiateur du projet.