"Charlie Hebdo" : le journaliste controversé Jean-Paul Ney condamné en appel pour avoir divulgué l'identité des frères Kouachi

Jean-Paul Ney avait déjà été condamné à 3 000 euros d'amende en première instance.

Le journaliste français Jean-Paul Ney sort de prison à Abidjan (Côte-d\'Ivoire), le 6 mars 2009.
Le journaliste français Jean-Paul Ney sort de prison à Abidjan (Côte-d'Ivoire), le 6 mars 2009. (KAMBOU SIA / AFP)
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Il avait révélé l'identité des frères Kouachi alors que la traque des terroristes auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, était en cours : Jean-Paul Ney a été condamné en appel à 3 000 euros d'amende, vendredi 26 mai, par la cour d'appel de Paris. Le journaliste avait été condamné à la même peine en première instance, en octobre 2016.

Confirmant sa condamnation pour recel de violation du secret de l'enquête, la cour d'appel de Paris a, comme l'avaient déjà fait les premiers juges, estimé que "l'objectif de la préservation de la confidentialité des informations" qui avaient été publiées "constituait un impératif prépondérant, justifiant qu'il soit porté atteinte à la liberté d'expression".

La fuite avait perturbé la traque

Au moment des faits, le procureur de la République de Paris, François Molins, avait déploré ces fuites, qui avaient selon lui ruiné "tout espoir de surprise" dans la traque des frères Kouachi. 

Sur Twitter, dans la soirée qui avait suivi l'attentat, Jean-Paul Ney avait posté un cliché de la carte d'identité de Saïd Kouachi accompagné du message : "On vous tiens (sic) enfants de putain". Il avait aussi publié les fiches de police de ce dernier et de son frère Chérif.

En octobre, un ancien membre de la Direction générale du renseignement extérieur avait également été condamné à 3 000 euros d'amende pour les mêmes faits. Il avait fait appel, avant finalement de se désister. 

Ney a de nouveau publié des fiches début mai

L'enquête confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", n'a pu remonter jusqu'à la fuite initiale.

Au début du mois, le parquet de Paris a ouvert une enquête après de nouvelles fuites sur les réseaux sociaux de fiches de police de personnes recherchées, diffusées notamment par Jean-Paul Ney sur son compte Twitter.