"Charlie Hebdo" : un ancien de la DGSE et un journaliste condamnés à 3 000 euros d'amende pour avoir divulgué l'identité des frères Kouachi

Pierre Martinet et Jean-Paul Ney avaient diffusé l'identité des auteurs de l'attaque à "Charlie Hebdo" alors que la police les traquait.

Le journaliste Jean-Paul Ney s\'exprime après avoir été libéré de prison à Abidjan (Côte d\'Ivoire), le 6 mai 2009.
Le journaliste Jean-Paul Ney s'exprime après avoir été libéré de prison à Abidjan (Côte d'Ivoire), le 6 mai 2009. (KAMBOU SIA / AFP)
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Pierre Martinet, un ancien membre de la Direction générale du renseignement extérieur (DGSE), et le journaliste Jean-Paul Ney ont été condamnés mercredi 12 octobre à une peine de 3 000 euros d'amende pour avoir divulgué l'identité des frères Kouachi après l'attentat contre Charlie Hebdo

Le tribunal correctionnel de Paris les a déclarés coupables de recel de violation du secret de l'enquête pour avoir publié deux fiches de police. Jean-Paul Ney avait également tweeté un cliché de la carte d'identité de Saïd Kouachi, en écrivant : "On vous tiens (sic) enfants de putain".

Deux policières relaxées

Les juges ont en revanche estimé que la diffusion de la photo de cette carte d'identité n'était pas nécessairement issue d'une violation du secret de l'enquête, "aucun élément ne permettant de déterminer sa traçabilité". L'une des policières poursuivie pour l'envoi de cette photo a donc été relaxée.

La seconde policière poursuivie a également été relaxée, car il existe des "doutes sur la matérialité même de l'envoi" des documents litigieux. L'enquête confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) n'a en effet pas permis de remonter jusqu'à la fuite initiale, qui a permis aux deux policières poursuivies d'avoir les copies des documents.

Jean-Paul Ney a réagi à sa condamnation sur Twitter, mercredi. "Je suis donc condamné par la justice pour avoir fait mon job. J'ai bien fait de quitter la France, a déclaré le journaliste sur le réseau social. Mon travail s'arrête ici. Au revoir."