Caricatures de Mahomet : les poursuites contre "Charlie Hebdo" annulées

Deux associations avaient déposé plainte contre l'hebdomadaire satirique pour "provocation à la haine raciale", après la publication des caricatures du prophète de l'islam en septembre 2012.

Charb, le directeur de la publication de "Charlie Hebdo", tient un exemplaire de l'édition à l'origine de la plainte déposée par deux associations, le 19 septembre 2012 à Paris.
Charb, le directeur de la publication de "Charlie Hebdo", tient un exemplaire de l'édition à l'origine de la plainte déposée par deux associations, le 19 septembre 2012 à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)
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Les poursuites engagées contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo par deux associations ont été déclarées nulles, jeudi 30 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris. Le Rassemblement démocratique algérien pour la paix et le progrès (RDAP) et l'Organisation arabe unie (OAU), deux associations liées, poursuivaient Charlie Hebdo, son directeur de la publication, Charb, et deux autres dessinateurs pour "provocation à la haine raciale" et "diffamation raciale", en raison des caricatures de Mahomet parues dans son édition du 19 septembre 2012. Elles demandaient plus de 780 000 euros de dommages et intérêts.

"Compte tenu du caractère fantaisiste de cette action, jamais l'expression 'nullité de procédure' n'aura autant été appropriée", a réagi Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo.

La procédure contre YouTube également annulée

La publication de ces caricatures, survenue dans un climat très tendu, avait suscité une vive polémique, en France et à l'étranger. La controverse intervenait juste après les violences perpétrées dans plusieurs pays en réaction à la diffusion sur internet d'un film islamophobe, L'Innocence des musulmans.

Le tribunal correctionnel de Paris a d'ailleurs également déclaré nulle la procédure lancée par les mêmes associations contre le site de partage de vidéos en ligne YouTube pour la diffusion d'extraits de ce film polémique. Elles demandaient le retrait de la vidéo et chacune 500 000 euros de dommages et intérêts.