Loi Macron : plus de 1 300 emplois créés avec la libéralisation du transport par autocar

Environ 1,5 million de passagers ont été transportés en six mois, indique un rapport de France Stratégie, un organisme rattaché au Premier ministre.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron vosite un autocar, le 31 juillet 2015, à la porte de Bagnolet, à Paris. 
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron vosite un autocar, le 31 juillet 2015, à la porte de Bagnolet, à Paris.  (MIGUEL MEDINA / AFP)
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La loi Macron produit ses premiers effets. La libéralisation du transport par autocar a permis de créer "1 300 emplois" directs en six mois, révèle un rapport de France Stratégie à paraître mardi 1er mars. Selon cet organisme de réflexion (ex-Centre d'analyse stratégique) rattaché à Matignon, le dispositif a également permis de transporter "1,5 million de passagers".

Les données, fournies par les compagnies d'autocar, concernent uniquement les lignes de plus de 100 km, les autres étant soumises à l'autorisation du régulateur, l'Arafer, en cas de saisine. Au total, "734 paires de villes" de métropole bénéficient d'une desserte directe, c'est-à-dire sans changement d'autocar, en dehors des liaisons d'initiative publique.

En concurrence avec le covoiturage

Le réseau "se développe à un rythme rapide et comparable à ce qui a été observé en Allemagne après la libéralisation" de janvier 2013, estiment les auteurs du rapport. Le ministère avait souligné fin juillet qu'il espérait "la création de 2 000 à 3 000 emplois directs au cours des 18 prochains mois, à laquelle s'ajoutera l'activité induite sur le tourisme et le commerce local".

En France, le secteur compte actuellement sept acteurs principaux. Compte tenu des prix et des durées de trajet observés, les autocars paraissent "davantage en concurrence avec le covoiturage ou la voiture personnelle qu'avec les services ferroviaires", relève France Stratégie. "Le prix moyen au kilomètre d'un trajet en bus (4,5 centimes par km) est presque toujours inférieur à celui du covoiturage (de l'ordre de 6 centimes/km) et toujours bien inférieur au prix minimal d'un trajet similaire en train (10 centimes par km pour les billets les moins chers)".