FlixBus se revendique leader du marché des "cars Macron" en France

Avec plus de la moitié des passagers transportés en France depuis la mise en place des "cars Macron", FlixBus se revendique leader du marché, et annonce jeudi vouloir développer de 50% son offre. 

Un car de la société allemande FlixBus, à Paris, en mai 2015.
Un car de la société allemande FlixBus, à Paris, en mai 2015. (THOMAS SAMSON / AFP)
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franceinfoRaphaël EbensteinRadio France

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FlixBus annonce avoir transporté plus de la moitié des six millions de passagers qui ont déjà emprunté ce mode de déplacement, depuis l'été 2015. La société de transport allemande se présente, jeudi 19 janvier, comme le leader des "cars Macron" en France, loin devant ses concurrents Ouibus (filiale de la SNCF) et Isilines (filiale de Transdev).

Une hausse de 50% de l'offre de voyages

Aujourd'hui, FlixBus affiche ses ambitions pour 2017 : augmenter de 50% son offre de voyages.  Pour cela, la société compte ouvrir de nouvelles lignes, et augmenter la fréquence des cars sur celles qui ont le plus de succès, notamment Paris-Rouen ou Paris-Lyon.

Si la société ne gagne pas encore d'argent, son directeur général, Yvan Lefranc-Morin exclut une hausse des tarifs, inférieurs d'environ 30% au co-voiturage.

Notre cheval de bataille aujourd’hui, c’est d’augmenter le remplissage et pas les prix.

Yvan Lefranc-Morin, directeur général de Flixbus

à franceinfo

"L’activité a quinze mois en France, donc on n’est pas encore rentable, très clairement, reconnaît Yvan Lefranc-Morin, mais on a des objectifs de rentabilité à court terme à tenir, et qu’on tiendra."

L'apparition d'une clientèle professionnelle

FlixBus revendique désormais un taux de remplissage de 60% en moyenne, avec des pics lors des vacances. 60% des clients sont des clientes, la plupart ont moins de 35 ans, mais il y a aussi d'autres publics pour le car.

Le directeur général de FlixBus remarque également l'apparition d'une clientèle professionnelle, sur des lignes notamment plus courtes. "Il y a beaucoup d’auto-entrepreneurs ou de gens à leur comtpe en France, qui ne peuvent pas nécessairement se payer une première classe ou une seconde classe dans un TGV, développe Yvan Lefranc-Morin. Ils sont très contents de pouvoir travailler puisqu’on a le Wifi et des prises de courant, tout cela en payant toujours deux à trois fois moins cher qu’un trajet en train."

Par ailleurs, la qualité de l'accueil dans les gares routières devrait s'améliorer, au moins à Paris, où la plate-forme de FlixBus va déménager de la porte Maillot à Bercy, d'ici au mois de juin 2017.