En 2016, six millions de personnes ont voyagé dans les "cars Macron"

Presque deux ans après la libéralisation du transport par bus, le régulateur du rail et de la route a dressé un bilan positif pour le marché des "cars Macron".

Des passagers embarquent dans un Ouibus, en septembre 2015 à Paris.
Des passagers embarquent dans un Ouibus, en septembre 2015 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
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Raphaël EbensteinfranceinfoRadio France

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Six millions de voyageurs ont emprunté les "cars Macron" en 2016. L'autorité de régulation des transports ferroviaires et routiers (Arafer) a dressé mardi 11 juillet un bilan très positif de l'activité, presque deux ans après l'ouverture du marché en août 2015. 

La marge de progression reste importante pour les opérateurs d'autocars longue distance, notamment en cette période de départs en vacances. Le transporteur allemand FlixBus par exemple, leader sur le marché, ou Ouibus, filiale de la SNCF, proposent des liaisons directes cet été, entre Paris et les stations balnéaires. Avec Isilines, la filiale de Transdev, ces trois acteurs du secteur espère une nouvelle hausse de la fréquentation, comme cela a été le cas au premier trimestre 2017. 1,35 million de voyageurs ont emprunté les lignes d'autocar libéralisées lors des trois premiers mois de 2017, soit 25% de plus qu'au premier trimestre 2016.

Lancement d'une consultation publique sur les gares routières

Selon les calculs de l'Arafer, un million de personnes n'auraient pas voyagé l'an dernier sans l'existence de ces cars. "C'est un marché qui continue à progresser, explique Bernard Roman, président de l'Arafer. L'objectif des opérateurs, fixé à 10 millions de voyageurs l'an prochain, n'est pas hors de portée."

L'Arafer recense 216 lieux d'arrêt à travers la France. Les infrastructures d'accueil des passagers ne sont pas toutes adaptées, les gares routières ne sont pas toutes suffisamment aménagées. "Il y a des élus locaux qui ont été submergés par la réussite des "cars Macron", raconte Bernard Roman, Il y a des villes où il y a plusieurs dizaines de départs par jour. Il faut donner un peu de temps au temps." L'Arafer annonce mardi 11 juillet une grande consultation publique sur les gares routières à la rentrée, avec notamment l'objectif d'harmoniser l'accueil des voyageurs.