Les trois pistes de la SNCF pour nettoyer les comptes du TGV

Hausse de certains tarifs, conditions de remboursement plus strictes et suppression de certains services sont envisagées, selon un document de travail interne consulté par le site Economie Matin.

Un TGV en maintenance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), le 5 octobre 2014.
Un TGV en maintenance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), le 5 octobre 2014. (CHRISTOPHE LEPETIT / ONLY FRANCE /AFP)
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La SNCF doit remettre ses comptes sur les rails. Alors que la Cour des comptes estime que le TGV est de moins en moins rentable, la direction envisage des mesures strictes d'économie, selon un document interne, consulté par Economie Matin, qui révèle le détail des mesures envisagées, samedi 25 octobre. En voici les principales pistes.

Vers une hausse des tarifs de première classe

Deux options sont envisagées concernant les prix des billets de première classe, destinées à réaliser au moins 10 millions d'euros net de chiffre d'affaires supplémentaire. La première concerne uniquement les voyages professionnels (souvent pris en charge par les entreprises), avec une "augmentation de 12 euros du tarif Pro 1ere occasionnel, et de 6 euros du tarif Pro fréquence", sur les principales lignes à grande vitesse comme Paris-Lyon, Paris-Marseille ou Paris-Bordeaux. L'autre scénario, détaillé par Economie Matin, envisage une hausse généralisée de 8 euros pour tous les billets de première classe.

Des billets de moins en moins remboursables

Le document de travail de la SNCF prévoit un "durcissement des conditions d'échange remboursement pour la clientèle loisir [pour un] gain d'environ 25 millions d'euros par an", cite Economie Matin. Là encore, plusieurs voies sont évaluées pour limiter le recours au remboursement. Un scénario envisage "de rendre le remboursement des billets impossible sept jours avant la date du départ, l'échange provoquant une retenue de 15 euros, toujours à partir de J-7", écrit le site d'information économique. La SNCF pourrait aussi empêcher tout remboursement des billets au tarif loisir, comme c'est déjà le cas des billets IDTGV, qui bénéficient toutefois de possibilités d'échange.

La fin des voitures-bar sur les trajets courts ?

"La suppression du bar sur les 39 000 courses de moins de 3 heures hors Paris-Lyon et WE aurait un impact positif d'environ 12 millions d'euros", précise le document. Economie Matin ajoute toutefois que le sujet a déjà été réguliérement évoqué mais la mesure jamais mise en œuvre.