Les robots pourraient tuer trois millions d'emplois d'ici 2025

Selon une étude, l'automatisation des tâches entraînerait des pertes massives d'emplois. 

Des robots soudent des éléments d'une carrosserie sur une ligne d'assemblage, le 3 septembre 2004 dans l'usine Renault de Douai (Nord). 
Des robots soudent des éléments d'une carrosserie sur une ligne d'assemblage, le 3 septembre 2004 dans l'usine Renault de Douai (Nord).  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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Et si les robots aggravaient le problème du chômage ? Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Roland Berger relayée dimanche 26 octobre par le JDD, avec 20% de tâches automatisées d’ici 2025, les robots entraîneraient la destruction de plus de trois millions d'emplois. 

Si l'éducation, la santé ou bien la culture seraient épargnées, de nombreux secteurs seraient touchés : agriculture, bâtiment, industrie, hôtellerie, administrations, services aux entreprises et aux particuliers... Selon l'étude, le taux de chômage en pertes brutes s'élèverait à 18%. Par ailleurs, la robotisation entraînerait la création de 500 000 emplois dans les domaines de l'environnement, des nouvelles technologies et de la relation clients. Et les tâches seront fortement pôlarisées : d'un côté, la maintenance des robots, à faible valeur ajoutée, de l'autre des métiers "très pointus, avec une forte compétition au niveau mondial", précise le Journal du Dimanche

"La robotisation pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation fût aux cols bleus", explique au JDD Hakim El Karoui, qui a piloté l’étude du cabinet Roland Berger. Et il ajoute : "La machine saura faire sans l’homme à très court terme". Pour Edouard Bouée, PDG du cabinet et auteur de Confucius chez les automates, il faut s'attendre à une "énorme déflagration économique".